
Pendant que Bruxelles sort ses écharpes et que la pluie s’invite en terrasse, Sofia garde encore ce petit air tiède qui prolonge l’été sans excès. En octobre, le thermomètre flirte gentiment avec les 18 degrés, les feuilles rougissent dans les parcs, et les cafés de quartier sentent le miel et le café turc. L’atmosphère parfaite pour un city break sans parapluie (ou presque).
On vous emmène dans l’hôtel de Patrick Bruel :
Et bonne nouvelle pour les Belges en manque de vitamine D : Sofia n’est qu’à un saut d’avion de chez nous. À peine trois heures de vol depuis Bruxelles ou Charleroi, souvent avec des compagnies low cost, et vous voilà déjà les pieds sur les pavés dorés du centre-ville. Pas besoin de traverser la planète pour changer d’air ni de décaler votre horloge interne : même fuseau horaire, même rythme, mais une lumière plus douce et une ambiance qui sent les vacances.
Soleil à prix doux
Ici, le coût de la vie est bien moins élevé que chez nous, et quand on part en vacances, on aime que tout nous semble abordable pour ne pas avoir à choisir. Le repas complet pour le prix d’un lunch express à Namur, le verre de vin local qui ne coûte pas plus qu’un ticket de tram, la chambre d’hôtel avec vue pour le tarif d’un Airbnb à Liège. Une économie joyeuse, qui donne envie de s’offrir un massage, un musée, un resto — bref, de se faire plaisir sans limites.
Sofia est aussi pleine de charme. On se promène le nez en l’air devant la cathédrale Alexandre-Nevski (énorme, dorée, presque irréelle), on flâne sur les pavés dorés du centre-ville, on se perd dans les cours intérieures pleines de cafés arty et de galeries d’art, entre deux fresques de street art.

Quand l’appel du grand air se fait sentir, direction le mont Vitoša, juste au sud de la ville. Là, les forêts se parent de roux et d’or, et les randonneurs partent à la recherche de la cascade de Boyana, une chute d’eau cachée dans les feuillages. C’est la nature à portée de tram, sans les embouteillages de l’Ardenne.

En soirée, Sofia révèle son autre visage : chaleureux, vivant, un peu bohème. On dîne dans une taverne où le vin coule généreusement, on partage des mezze, des soupes fumantes, des salades aux herbes et fromages frais. Le tout dans une ambiance qui rappelle celle d’un bar à vin bruxellois un dimanche soir, mais avec un accent slave et un fond de jazz bulgare, et une note bien moins salée.
Sofia n’est pas une destination de carte postale, c’est une ville qui se vit. Et pour ceux qui voudraient pousser un peu plus loin l’aventure, la mer Noire n’est qu’à quelques heures de route. Varna, Bourgas, Sozopol… autant de stations balnéaires qui vivent encore au ralenti en automne, quand les touristes sont partis et que la lumière devient dorée. Les terrasses se vident, la mer se calme, et on s’y promène comme sur la Côte belge en été — sauf que l’eau est encore douce, et le sable bien plus chaud.

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