
Le jean est décidément une pièce très convoitée en ce moment. Après le jean porté à l’envers vu à la Fashion Week de Paris, voici le jean à 10.000 €. Oui oui, 10.000 € vous avez bien lu. Cette pièce très onéreuse est signée du label japonais Proleta Re Art, reconnu pour ses créations haut de gamme exceptionnelles. Son designer se fait appeler « Prot » et collabore avec une artiste brodeuse nommée Eri. En à peine quatre ans, le duo a réussi à s’imposer dans le monde de la mode et auprès des ultrariches. Les stars se l’arrachent à l’instar des Kardashian ou du rappeur A$AP Rocky.
Jusqu’à 200 heures de travail
Comment expliquer le succès grandissant de Proleta Re Art ? Il y a d’abord le design des pièces. C’est graphique, coloré, avec un travail sur les détails (perles, broderie, superposition de tissu…). On y trouve même des pierres précieuses. Les jeans du label japonais font penser à des œuvres d’art tellement le résultat est précis et délicat. Et pour cause, chaque pièce est fabriquée à la main, le tout en petite série, rendant les jeans et autres vestes encore plus rares. Et donc désirables.
La création repose plus précisément sur des techniques japonaises appelées boro et sashiko. Leurs particularités ? Elles utilisent la couture et le patchwork pour donner naissance à des vêtements pleins de relief et de texture. « Prot » et Emi passent donc de nombreuses heures sur leurs jeans. Certains peuvent nécessiter jusqu’à 200 heures de création. Un tel travail d’orfèvre se paie forcément au moment de passer à la caisse (ou de mettre son article dans son panier virtuel). D’où des jeans à 10.000 €. Sur le compte Instagram du label, on découvre des casquettes à l’effigie de la série animée Les Super Nanas, des squelettes (parfait pour se plonger dans l’ambiance d’Halloween, mais aussi des influences de la culture nippone.
S’opposer à la mode éphémère
Proleta Re Art propose des créations où se mêlent durabilité et création haut de gamme. Le label ne veut pas s’inscrire dans la production de masse et la mode éphémère en se consacrant à un seul client et un seul vêtement à la fois. Les pièces sont d’ailleurs fabriquées à partir de tissus oubliés comme des jeans vintage et même des restes de tapisseries anciennes. Dans une interview accordée à GQ UK, « Prot » déclare : « Même lorsque je créais des pièces d’une qualité artisanale exceptionnelle, elles étaient souvent rejetées car jugées inadaptées à la production de masse, ce qui était frustrant ».
Depuis 2021, Proleta Re Art s’est constitué une clientèle fidèle et dévouée, prête à mettre un salaire entier – voire plus – pour acquérir ces pièces uniques. À l’instar de son mari A$AP Rocky, Rihanna a elle aussi cédé au phénomène Proleta Re Art. La chanteuse n’a pas hésité à acheter plusieurs couvertures sur-mesure pour ses enfants nous apprend Madame Figaro.
Monsieur et Madame tout le monde ne pourront peut-être jamais s’acheter des jeans signés Proleta Re Art, mais le label a le mérite de proposer une nouvelle manière de créer dans le milieu du haut de gamme en tenant compte de l’environnement et en jouant plus que jamais la carte de la créativité. Pari réussi.
L’actrice Kelly Rutherford nous raconte sa définition de l’élégance en vidéo :
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