
La charge mentale du corps parfait est évidemment un sport de haut niveau éminemment féminin. Entre injonctions vestimentaires, marketing de la minceur et nouveaux diktats qui émergent toutes les deux saisons, ce sont elles qui «se tapent» le gros du boulot (et la violence qui va avec).
Pendant que l’on déconstruit – à raison – les complexes féminins, les hommes, eux, sont restés coincés dans une omerta un peu crasse. Un mutisme de façade hérité d’une virilité à l’ancienne qui voudrait qu’un mec, un vrai, n’en ait rien à faire de son allure sous peine de passer pour un fragile. Résultat ? Des millions d’hommes complexent en solo sur leurs « man boobs » sans oser le partager. C’est ici que le label belge FOUR TIMES ONE entre en jeu.

La règle 30-30-30 : la méthode pour mieux se sentir dans son corps
« Sculpter les corps, pas les personnalités »
Le cerveau derrière le projet ? Karim Lequenne. Ce dernier a décidé de s’attaquer à ce tabou que tout le monde voit, mais que personne ne veut nommer, en lançant la marque FOUR TIMES ONE.
Avec son slogan « Wear Upperdog Energy », il a décidé de s’attaquer à ce tabou que personne ne veut nommer, mais que tout le monde voit. Plutôt que de raser les murs ou d’étouffer sous trois épaisseurs en plein mois d’août, il dégaine une sculptwear ultra-aboutie. Il s’agit concrètement de t-shirts techniques gainant, dont le Chest Toning Tee, qui structurent la silhouette et soutiennent le torse, mais sans empêcher de respirer. Le tout dans un design belge propre et efficace.

L’underdog prend le pouvoir
Ce qui est cool avec FOUR TIMES ONE, c’est que le label mixe la rigueur anversoise avec une culture skate, punk et rave. Les imprimés signés par le studio Vrints – Kolsteren donnent aux pièces un look de designer plutôt que de dispositif médical. Karim Lequenne, qui a lui-même vécu ce complexe, le dit sans détour : « Les fragilités des corps masculins sont trop souvent ignorées ». Et c’est vrai. Si les femmes subissent une pression systémique bien plus lourde au quotidien, les hommes mangent une forme de solitude face à leurs défauts, faute de modèles de vulnérabilité.

Verdict
Le label vient de lancer sa première collection le 9 mars 2026. C’est intelligent, bien foutu, et c’est surtout une première. Bref, c’est le moment de passer de l’underdog au mec qui assume. Et si ça permet de mettre enfin les complexes masculins sur la table sans l’étiquette du « fragile » de service, c’est tout bénef.

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