L’Art Déco, ce jeune centenaire, tire son nom de l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes qui s’est tenue à Paris d’avril à octobre 1925. Succédant à l’Art nouveau, qui célébrait les arabesques et les formes organiques, l’Art Déco adopte la symétrie et le classicisme. Tournant le dos aux moulures et arabesques, décorateurs et architectes réinventent alors la ville où aujourd’hui encore, de nombreux bâtiments s’offrent aux regards des passants…
Pour la mise en jambe, on débute la balade au Musée des Arts décoratifs qui accueille, jusqu’au 26 avril, une rétrospective dédiée au courant avec quelque 1000 œuvres – mobilier, bijoux, affiches, vêtements, objets d’art… - qui racontent la richesse, l’élégance et les contradictions de ce courant résolument audacieux et moderne. La visite (comptez 1h30) se termine sur un espace dédié à l’Orient Express, joyau du luxe et de l’innovation par excellence qui, de tout temps, fut un ambassadeur du savoir-faire et des arts, de l’Art Déco en particulier. (1925-2025. Cent ans d’Art déco, 107 rue de Rivoli, 75001).

Le Théâtre des Champs-Élysées, les prémices
On se trouve ici face à l’un des premiers manifestes de l’Art Déco, une œuvre entamée en 1913 par Henry Van de Velde, mais achevée par Auguste Perret. Si la façade - rehaussée d’une frise sculptée de Bourdelle – vaut le coup d’œil, c’est surtout à l’intérieur que le charme opère. Pour le découvrir, deux options : réserver une visite guidée d’1h15 via le théâtre ou acheter un billet pour une représentation et arriver une heure à l’avance pour déambuler dans le lieu. Dans un cas comme dans l’autre, il faut s’y prendre bien en amont. (15 avenue Montaigne, 75008).

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