
Dans la lignée des Bleus qui ont transformé Clairefontaine en Fashion Week, les Diables rouges s’offrent eux aussi leur défilé au Basecamp de Tubize à l’occasion du Mondial. Au menu ? Fini l’époque des vieux survêts de l’U.B.F. et des trainings en polyester pour être uniformes. Aujourd’hui, chaque joueur affiche sa personnalité et signe même des contrats à plusieurs 0 avec les grandes griffes de prêt-à-porter. Dior et Mbappé, Louis Vuitton et Jude Bellingham ou encore Lamine Yamal et American Eagle. Chez nous, Lukaku a collaboré avec Versace, notamment en posant pour des shootings prestigieux comme Vogue Italia, mais aussi avec Calvin Klein à l’occasion de différentes campagnes internationales.
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Si les marques de mode s’intéressent aux footballeurs, c’est évidemment pour capitaliser sur leur immense visibilité. Passés de sportifs à véritables icônes culturelles et lifestyle, ces athlètes permettent à l’industrie du luxe et du streetwear d’élargir non seulement leur marché vers le grand public, mais aussi de rajeunir leur audience, boostant significativement les ventes.
Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Zalando a verrouillé un partenariat de cinq ans avec l’Union belge de football. Avec le « Zalando Arrival Moment », l’arrivée des joueurs est désormais pensée comme un shooting de street-style en direct, surfe sur la tendance du blokecore – qui remet le maillot de foot au cœur des vestiaires urbains – et permet même de shopper les looks des joueurs.
Entre minimalisme et pièces fortes : revue de vestiaire
Du côté du dressing des Rouges, deux équipes s’affrontent : celle des adeptes du confort hors de prix, et celle des audacieux qui osent le mix des genres. D’un côté, Amadou Onana a décidé d’associer un costume de gentleman à une chemise rayée classique. Il ose superposer le maillot national pour casser les codes. Diego Moreira se démarque lui aussi en remettant au goût du jour le fameux ensemble de survêtements en peau de pêche. Alexis Saelemaekers excelle quant à lui dans le registre chic-sportswear, tandis que Jérémy Doku et Zeno Debast préfèrent la carte de la sobriété millimétrée avec des coupes épurées et impeccables.
La guerre des sacs
Et s’il y a bien un détail qui trahit le statut de ces athlètes, c’est l’accessoire qu’ils portent au bout du bras. Le sac de voyage pour homme est ainsi devenu la pièce maîtresse incontournable du look de footballeur désormais. Exit les sacs à dos, place à de la haute maroquinerie. À ce jeu-là, les Diables excellent. À la descente de leurs bolides, c’est un festival de cabas XXL et de sacs de voyage siglés Louis Vuitton, Hermès ou encore Goyard. Des pièces exclusives dont les tarifs affichent plusieurs milliers d’euros au compteur.

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Bref, à l’heure où les fédérations internationales s’achètent une caution mode à coups de collabs prestigieuses (Jacquemus pour les Bleus ou Gabriela Hearst pour l’Uruguay pour ne citer qu’eux), les Diables rouges rappellent qu’ils se débrouillent très bien aussi pour dicter les tendances. Côté mode, le match est plié. Ne reste plus qu’à faire la même chose sur le terrain.
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