
En décembre dernier, la Place Sainte-Catherine accueillait un nouvel établissement. Il n’est question ni de restaurant ni de bar, mais d’une auberge de jeunesse. Nommée BX.Downtown Hostel, l’adresse fait sensiblement penser à un hôtel, à l’extérieur déjà, avec une architecture moderne, mais aussi à l’intérieur à travers des chambres agréables au design contemporain dont les plus « premium » offrent une vue imprenable sur les toits de Sainte-Catherine et son église.
De nouveaux profils
Et puis il y a la clientèle qui rappelle celle des hôtels. On y croise une bande d’amies trentenaires venues célébrer un enterrement de vie de jeune fille, des familles avec parents et enfants, des couples… Ces différents profils illustrent l’évolution des auberges de jeunesse depuis quelques années déjà. Elles accueillent aujourd’hui des clients aux profils variés. Un constat confirmé par Mattia Longo, sales, revenue & distribution manager de l’asbl Les Auberges de Jeunesse : « Ce changement a commencé à s’opérer quand nous nous sommes inscrits sur des plateformes comme Booking. Des personnes ont commencé à envisager les auberges de jeunesse comme un lieu où se rendre pendant un city-trip… On constate aussi que les parents qui sont allés en auberge plus jeunes, se souviennent de ces expériences et ont envie de les revivre avec leurs enfants, voire petits-enfants ». Comme s’il y soufflait un air de nostalgie.
Joëlle s’est rendue pour la première fois en auberge de jeunesse à 25 ans. Elle avait le choix de l’Irlande avec une amie. « On logeait dans l’auberge de Dublin, un peu excentrée. C’était rudimentaire, mais cool. On avait une chambre de quatre que nous occupions à deux et on partageait la salle de bains. Tout le monde échangeait au petit-déjeuner, c’était très convivial ». Vingt-trois ans plus tard, Joëlle retourne en auberge accompagnée de Nina, sa fille ado. Les choses se sont faites un peu par hasard. « Je cherchais un hôtel bien situé en plein mois de juillet à Montréal. On a trouvé une chambre sympa, avec salle de bains privative dans un petit hôtel… qui s’est avéré être une auberge de jeunesse. Cela n’avait plus rien à voir avec ce que j’avais connu en Irlande. Deux ans plus tard, en cherchant une chambre pour deux nuits à Athènes, j’ai découvert une auberge de jeunesse qui (...) ».
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