
Il y a presque 15 ans, Léa Ginterdaele (Leajplf sur Instagram) débutait son aventure sur les réseaux sociaux. Elle n’a alors que 12 ans quand elle s’inscrit sur la plateforme Juste pour les filles. « On était plusieurs jeunes filles à se donner des conseils. Je pense qu’il y avait derrière ce choix un sentiment de solitude et l’envie de me créer des amitiés. C’était un refuge, je passais mes soirées et mes étés à rencontrer des gens sur internet. Personne n’était au courant, c’était mon jardin secret ». Léa Ginterdaele ne le sait pas encore, mais ce premier contact avec l’univers des réseaux sociaux marquera le début de sa carrière de créatrice de contenu.
À 18 ans, elle traverse l’océan Atlantique pour étudier les neurosciences à Montréal. Le sentiment de solitude de la préadolescence laisse place à l’émancipation et à l’envie de découvrir la vie. En parallèle, Léa Ginterdaele continue de partager sa vie sur les réseaux sociaux, toujours sans objectif professionnel. « Je le faisais par passion, mais aussi parce que j’étais intéressée par la photo et la vidéo. Depuis que je suis petite, je voulais économiser pour m’acheter des appareils photos. La fibre artistique a toujours fait partie de moi. »
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La créativité comme fil conducteur
La jeune femme grandit à Tervuren dans une famille où la créativité tient une place importante. Ses deux parents ont fait carrière dans des agences de publicité. « Je les ai énormément vus travailler et être repoussés dans leurs retranchements pour encore plus développer leur créativité. Je me souviens les avoir vus réaliser des découpages, des maquettes pour des shooting photos. Ils sont très impliqués dans leur métier, je tiens cela d’eux ». Léa Ginterdaele est aussi fille unique, une configuration familiale qui a influencé sa trajectoire professionnelle et personnelle. « Si je n’avais pas été fille unique, je pense que je ne me serais pas inscrite sur les réseaux sociaux, je n’aurais pas eu ce besoin de trouver d’autres amis. Bien sûr, j’en avais à Bruxelles, mais il y avait toujours ce sentiment de solitude à combler. »
Les années montréalaises la conduisent à développer sa communauté sur internet. Elle apprivoise cette ville avec « l’impression que tout est possible et qu’il y a une solution à tout. Beaucoup de personnes m’ont d’abord connue à Montréal. Instagram gagnait doucement en popularité, on commençait à pouvoir suivre le quotidien des gens. Sans mon passage à Montréal, je n’aurais jamais lancé mes projets et (....)

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