
Pour son unique apparition du tournoi, le 47ᵉ président des États-Unis n’a pas lésiné sur la mise en scène. Arrivé 45 minutes avant le coup d’envoi à bord de l’hélicoptère présidentiel Marine One, l’octogénaire a filé s’installer en loge aux côtés de son inséparable compère, le patron de la FIFA Gianni Infantino.
Mais lorsque le duo est descendu sur le terrain pour le protocole d’après-match, la réaction des tribunes ne s’est pas fait attendre : selon The Guardian, le volume sonore de l’enceinte du New Jersey aurait bondi de 78 à 84 décibels. En cause ? Une clameur assourdissante de huées et de sifflets.
Un accueil d’autant plus ironique que le président américain avait étalé toute son expertise tactique avant le match. Pronostiquant sans trembler une victoire argentine (« Il est difficile de parier contre Messi »), il en avait profité pour tresser des louanges à son « ami » Javier Milei, retenu à Buenos Aires par pure superstition. Mauvais prono.
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Quand Trump squatte le podium (encore)
Après une remise de médailles partagée avec la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum et le Premier ministre canadien Mark Carney dans une ambiance glaciale, Donald Trump a franchi le point de non-retour. Le cérémonial exigeait de transmettre le Graal à Rodri, de serrer quelques mains et de s’éclipser poliment pour laisser les champions exulter. C’était mal connaître Trump, qui a préféré tendre le trophée au capitaine espagnol, puis esquisser sa fameuse « petite danse » des épaules avant de s’ancrer en première ligne sous la pluie de confettis dorés, imperturbable au milieu des maillots rouges.
Sur les séquences qui inondent déjà TikTok, Instagram et X, on aperçoit Gianni Infantino attraper à plusieurs reprises le bras du président pour l’escorter poliment vers la sortie. Peine perdue : l’homme d’affaires est resté vissé sur l’estrade. Un remake quasi identique de sa performance de 2025 sur la même pelouse, lorsqu’il avait déjà squatté la célébration des joueurs de Chelsea après le Mondial des clubs.
Du « Balogun-gate » à la Trump Tower
Ce baroud d’honneur conclut un mois d’omniprésence présidentielle. On retiendra notamment son coup de téléphone direct à Infantino pour faire annuler le carton rouge de Folarin Balogun – une pirouette réglementaire qui n’aura pas empêché les Yanks de se faire étriller par la Belgique (4-1) en huitièmes. Insensible au déluge de critiques, le président jubilait vendredi lors d’une réception à la Trump Tower, décrétant la compétition comme « l’événement sportif le plus réussi de toute l’histoire du monde ». Résultat ? La Roja repart avec la Coupe, et Donald Trump avec le meme de l’été.
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