Il y a des boutiques qui vendent des meubles et d’autres qui racontent une époque. Installée dans les Galeries Royales Saint-Hubert, à Bruxelles, la maison a traversé six décennies de design en défendant une idée simple : choisir les objets pour ce qu’ils racontent, autant que pour leur forme.
Une histoire familiale
À sa création en 1966, par la grand-mère de Thomas Gunzig, Ligne se fait une place dans un Bruxelles où le design contemporain est encore loin d’être une évidence. Six ans plus tard, Michel Simon, docteur en droit et arrivé comme livreur, reprend la boutique.
Il y fait entrer les grands noms du design italien, scandinave et américain, et construit peu à peu une adresse reconnue des amateurs de mobilier. Zanotta, Cassina, Knoll et bien d’autres maisons vont contribuer à façonner son identité.
« J’accompagnais souvent mon père sur les foires, et je baigne finalement dans cet univers depuis mes 12 ans », raconte Oona Simon, deuxième génération à la tête de l’enseigne. Architecte d’intérieur de formation, elle qui connaît la maison par cœur a très vite cherché à la faire évoluer avec son temps plutôt qu’à la figer dans son passé.
La sélection évolue, de nouveaux créateurs rejoignent les collections, tandis que le showroom reste avant tout un lieu où l’on vient regarder, toucher, découvrir. « Nous accompagnons des projets de vie. Notre plus grande richesse est la proximité avec nos clients, leur transmettre l’histoire et le goût du beau. »

Une exposition pour les 60 ans de Ligne
En 2026, Ligne souffle donc ses 60 bougies. Pas question pour autant de se contenter d’un anniversaire nostalgique. Dès novembre, le showroom accueillera une exposition imaginée pour célébrer ces six décennies. Elle se poursuivra jusqu’aux fêtes de fin d’année. « D’autres surprises sont prévues, que l’on garde encore secrètes », glisse Oona Simon.
Soixante ans après ses débuts, Ligne continue ainsi son histoire en famille, avec cette même curiosité pour ce qui se crée aujourd’hui. Entre mémoire et regard neuf, l’anniversaire sera surtout l’occasion de rappeler qu’un magasin de design peut être autre chose qu’un espace de vente : un lieu de transmission, de rencontres et, parfois, de coups de cœur.












