Comment la chevalière s’est dépoussiérée et a réussi à séduire la nouvelle génération - Plus de couleur, plus de pierres, la chevalière connaît un coup de jeune, tout en gardant son classicisme. - Audrey Morard

Comment la chevalière s’est dépoussiérée et a réussi à séduire la nouvelle génération

Autrefois associée aux blasons, à la bourgeoisie et aux hommes, la chevalière change de visage - et de doigts. De plus en plus prisée par un public plus jeune, elle se réinvente en bijou plus personnel, contemporain et chargé de sens.
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Au petit doigt de sa main gauche, Aurélie, 28 ans, arbore une petite chevalière en or. Il n’y a pas d’initiale, mais de jolis détails graphiques dessinés sur le côté. Le centre de la chevalière, lui, se compose d’un médaillon rond sur lequel sont gravées des lignes, donnant l’impression d’un soleil.

Aurélie a reçu sa chevalière pour ses 18 ans de la part de ses parents. La jeune femme réside à Gand depuis six ans, mais est originaire de Compiègne dans les Hauts de France. « C’est une ville plutôt bourgeoise. On voit souvent des hommes porter des chevalières, mais dans un style ancien, avec des blasons. J’ai toujours trouvé ce bijou très chic et intemporel. Il symbolise le passage à l’âge adulte, cela faisait sens de le recevoir pour ma majorité. C’est mon premier beau cadeau et mon premier bel objet. »

Comment la chevalière s’est dépoussiérée et a réussi à séduire la nouvelle génération - D.R - Audrey Morard
La chevalière d’Aurélie que la jeune femme porte tous les jours. - D.R

Un bijou symbolique

Aurélie nous confie ne pas avoir eu envie de quelque chose d’imposant, criard, en raison de ses doigts fins. « J’ai aperçu cette petite chevalière dans une boutique de Compiègne et je savais que ce serait celle-ci (sourire). J’ai tout de suite eu le coup de cœur ». Depuis dix ans, la jeune femme porte sa chevalière tous les jours. Elle fait partie de son style et de son quotidien. Elle la voit quand elle rédige ses mails au travail, consulte son téléphone… « Je ne pensais pas autant m’y attacher. Quand je ne l’ai pas, je me sens un peu nue. Je l’ai perdue une fois, j’ai passé plusieurs heures à la chercher avant de la retrouver sous un meuble le lendemain. Je ne me voyais pas ne plus la porter ou devoir en racheter une qui ne serait pas la même. Et puis, il n’y aurait pas eu la même signification, forcément. »

Les origines de la chevalière remontent à l’Antiquité, il y a plus de 4.000 ans. Elle servait alors principalement d’outil d’authentification et de sceau. En Egypte et en Mésopotamie, les pharaons et les hauts fonctionnaires utilisaient des anneaux gravés pour (....).

L’article est à lire dans son intégralité en cliquant ici (ou sur lesoir.be).

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