
« Là où j’habite, c’est cette maison sur plusieurs étages, où j’ai installé ma boutique, mes bureaux aussi… Il y a quelques années, bien après être revenu m’installer à Bruxelles (lire notre interview de la semaine dernière, NDLR), je me suis dit que je devais changer ma vie, me restabiliser. Ma maman habite pas loin d’ici (Ixelles) et, au moment du Covid, c’était devenu trop compliqué de faire le tour de Bruxelles tous les jours pour aller la voir. En me promenant, j’ai vu cette maison à louer. J’ai appelé, je me suis baladé dedans et je m’y suis tout de suite senti à l’aise. J’ai été séduit par la taille des pièces, la lumière, le jardin. Et j’avais beaucoup de clientes qui habitent dans le quartier. C’était assez évident de venir m’installer ici, surtout à un moment où on ne pouvait pas recevoir les gens dans une boutique ».
Le Japon à la maison
« J’ai été pour la première fois au Japon à 20 ans, quand je travaillais chez Saint Laurent. J’ai mis les pieds à Tokyo et j’ai trouvé que c’était l’endroit le plus moderne au monde, au milieu des années 80. C’était une autre époque. Le Japon n’a pas évolué depuis, malheureusement. C’était extrêmement moderne de voir des métros qui passaient à travers des immeubles des, ‘billboards’ gigantesques avec des écrans gigantesques… Très vite, j’ai eu des amis japonais et j’ai eu un profond respect pour leur manière d’être, de vivre. Le respect de tout, aussi bien d’une feuille que d’un arbre, d’un animal, d’un insecte. Ici (sur la terrasse), il y a quelques bonsaïs qu’on taille tous les trois mois pour que les racines puissent continuer à vivre et à grandir. Le Japon fait vraiment partie de mon cadre de vie ici. De mon esthétisme, d’abord : j’étais fasciné par les créateurs japonais, les Rei Kawakubo, Yohji Yamamoto, Issey Miyake (Les Big Three) qui sont arrivés sur la scène mondiale ces années-là. Il y a ici beaucoup d’œuvres qui ont été faites pour moi quand j’avais dans ma boutique à Tokyo ».
La chaise, objet central
« Les chaises de Shiro Kuramata dans ma cuisine sont peut-être l’objet qui me ressemble le mieux ici, qui m’est le plus cher… parce que je suis saigné pour les acheter ! (rires) J’étais encore chez Saint Laurent et, pour moi, Kuramata était un génie du design, de l’architecture. J’ai été fasciné par son travail aussi autour du plexi, notamment des vases avec des taches de couleur. Et le côté épuré, la simplicité des choses, leur utilité me paraissaient tellement magiques dans son travail. Je possède ces chaises depuis le début des années 90 et, les dix premières années, je les transportais d’un showroom à un autre. Je présentais la collection, j’avais besoin de mes chaises ».

Le jardin zen
(…)
Retrouvez cet article dans son intégralité en cliquant ici (www.lesoir.be) et en librairie ce samedi dans votre SoSoir, supplément du week-end du journal Le Soir.
Ne manquez plus aucune actualité lifestyle sur sosoir.lesoir.be et abonnez-vous dès maintenant à nos newsletters thématiques en cliquant ici.
Sur le même sujet















