
Pour s’imprégner et plonger au cœur de l’ambiance rennaise, rendez-vous dans son centre historique. Sur la place de la Mairie, on prend le temps d’observer l’architecture originale et tout en rondeur de son opéra, avant de remonter vers la place du Parlement de Bretagne. C’est ici que se trouve le Palais du Parlement de Bretagne, l’un des monuments les plus connus de la ville. Dessiné par Salomon de Brosse, il a été épargné par le grand incendie de 1720, mais fut brûlé en 1994. L’édifice a pu renaître grâce à une mobilisation et une rénovation exemplaires. Il ne se visite pas librement, pensez donc à réserver en ligne votre visite guidée.

Le charme des maisons en pan de bois
C’est bien connu, le meilleur moyen de découvrir une ville est de l’arpenter à pied. Bonne nouvelle, le centre de Rennes s’y prête parfaitement. Au fil de votre déambulation, vous foulez ses jolies et étroites rues pavées, mais surtout, vous admirez ses nombreuses et adorables maisons en pan de bois. Rennes est d’ailleurs l’une des villes qui compte le plus de maisons construites en pan de bois en France.
La plus célèbre, « le Ti-coz », se cache au 3 rue Saint-Guillaume. Construite dans le premier quart du XVIème siècle sur une base en schiste (en 1505 d’après la date inscrite sur sa façade), elle porte bien son nom puisque « Ti-coz » signifie en breton, « vieille maison ». Ne manquez pas la place du Champ Jacquet avec ses maisons en pan de bois dont les lignes sont instables et semblent en mouvement. L’une des places les plus photographiées et instagrammables de la capitale bretonne.

L’empreinte Odorico
Les mosaïques Odorico font partie du patrimoine de Rennes. Tout commence en 1882 avec l’arrivée des frères Odorico, Isidore et Vincent, originaires du Frioul, dans le nord-est de l’Italie. Avant de s’installer en Bretagne, le duo a participé au chantier de l’Opéra Garnier, à Paris, sous la direction du mosaïste Giandomenico Facchina. Après un passage par Tours, ils posent leurs valises à Rennes et fondent l’entreprise Odorico Frères. Isidore Odorico fils reprendra la suite. L’homme profite alors du développement urbain de l’entre-deux-guerres (écoles, commerces, immeubles). Les mosaïques Odorico deviennent le symbole du style Art Nouveau, puis Art Déco à Rennes.
Si l’activité de l’entreprise a cessé en 1978, les traces du travail de la famille Odorico sont disséminées partout. En remontant l’avenue Jean-Janvier depuis la gare de Rennes, vous pouvez contempler au numéro 7 une façade habillée de carreaux de mosaïques rouges, dorés, noirs, bleus... La rue Dupont des Loges est elle aussi à parcourir. C’est ici que la famille Odorico a commencé son activité. Au numéro 10, au bar le Hibou, de beaux motifs ont été découverts sur le sol à l’occasion de travaux. Cet espace servait d’ailleurs de show-room à la famille. Au numéro 14, chez Alaska Brocante & snack, une boutique installée dans un ancien garage, les décors au sol sont eux aussi signés des artisans italiens.
Le parc du Thabor, le poumon vert
Les Rennais et Rennaises se retrouvent au parc du Thabor pour se balader, partager un pique-nique ou prendre l’apéritif…. L’endroit est un immanquable pour faire une pause et s’éloigner quelques instants du tumulte du centre. Petit conseil : empruntez la rue Gambetta pour vous y rendre.
Au numéro 2, vous passez devant la magnifique façade de la piscine Saint-Georges, un véritable petit bijou Art déco. Inaugurée en 1926, elle a été classée monument historique 100 ans plus tard, en 2016. À l’intérieur, comme à l’extérieur, les mosaïques sont reines. Et encore une fois, elles sont signées de la famille Odorico, décidément indissociables de Rennes…

Le parc du Thabor est un ancien jardin des moines de l’abbaye bénédictine Saint-Melaine. Il fut aménagé par Denis Bühler, célèbre paysagiste du XIXe siècle. Étendu sur 10 hectares, il allie jardin à la française et parc à l’anglaise. Au fil de votre visite, vous découvrez successivement une grotte, un kiosque à musique, une volière, ainsi qu’une roseraie exceptionnelle avec plus de 2.000 variétés ! Un jardin botanique est également installé. Sa particularité ? Tous les continents y sont représentés. L’Orangerie est un autre lieu incontournable du parc du Thabor. Ses serres ont été créées en 1807, puis reconstruites après la guerre, en 1958 et 1959, afin d’offrir aux plantes la chaleur et la lumière nécessaires à leur développement.
Bretone, crêperie immanquable
Les bonnes adresses ne manquent pas dans la capitale bretonne, à commencer par les crêpes et galettes, évidemment. Petite précision qu’il est toujours bon de rappeler (et qui fera plaisir aux Bretons), les galettes désignent les « crêpes » salées. Elles sont préparées à partir de farine de sarrasin et sont généralement garnies de fromage, de jambon ou de saucisse pour les puristes. Quant aux crêpes, elles désignent leur déclinaison sucrée.
Les crêperies sont (très) nombreuses à Rennes. Difficile de faire son choix devant tant d’offres… Une adresse a particulièrement retenu notre attention. Son nom ? Bretone, à prononcer à l’italienne « bré-to-né ». La carte est fournie ; on y retrouve des galettes classiques avec la complète (jambon-oeuf-fromage), l’emmental, la chèvre-miel-noix etc. Pour les gourmands à la recherche de plus de fantaisie, Bretone propose ses galettes du moment, encore plus généreusement garnies. Nous avons goûté la galette composée de saumon fumé, de houmous au citron, de pickles, de champignons et d’une légère crème au citron. Original et savoureux. Pour les amateurs de douceur, n’hésitez pas à commander une crêpe au chocolat noir maison. Simple, mais toujours efficace.
Au-delà de l’assiette, il y a aussi le cadre dans lequel est installée Bretone. Le restaurant se situe dans l’ancienne maison Odorico, où toutes les mosaïques ont été conservées et sont visibles des clients. La devanture est d’ailleurs parsemée de mosaïques dans des tons de jaune et blanc. Beau à l’extérieur et bon à l’intérieur dans nos assiettes.
Comment s’y rendre ?
Deux options s’offrent à vous pour rejoindre Rennes. En voiture, comptez environ sept heures de route. En train, il vous faudra un peu moins d’1h30 pour un trajet Bruxelles-Paris, avec une correspondance dans la capitale française pour rallier la gare Montparnasse depuis la gare du Nord. L’itinéraire Paris-Rennes se fait en 1h30.
On quitte Rennes pour prendre la direction de Vittel :
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