
La même scène se joue dans les parcs belges une fois le soleil et les douces températures bien installés. Des petits groupes prennent place sur un coin d’herbe. Ils sortent de leurs sacs des assiettes légères, des couverts, une nappe, des serviettes en papier ou en tissu, des sandwichs emballés dans du film étirable, des salades faites maison ou achetées en dernière minute dans un supermarché du coin, le tout accompagné de vin ou de boissons sans alcool. Tous ont le même objectif : se délecter d’un bon pique-nique.
Découvrez en vidéo BOMA, le nouveau food market qui va secouer Charleroi :
Aux origines du pique-nique
Le pique-nique fait partie de ces rendez-vous simples et réconfortants. On s’y retrouve pour discuter, manger (évidemment) et profiter. Mais comme nous l’explique Julia Csergo, professeure associée à l’Université du Québec à Montréal, l’étymologie du pique-nique renvoie à autre chose qu’un simple repas en plein air. «Le terme pique-nique provient du verbe piquer avec l’idée de picorer et nique qui renvoie à une petite monnaie. Il désignait alors un repas dont les frais étaient partagés et où chacun payait son écot. On mangeait dans la même assiette, mais chacun avait réglé sa part du repas. Si l’on se fie aux écrits, les premières mentions du pique-nique remontent au XVIIème siècle, mais cela ne veut pas dire que sa pratique n’existait pas auparavant. Elle existait, mais plutôt sous le terme de repas en plein air ou de déjeuner sur l’herbe.»
La gastronomie n’a cessé d’évoluer au fil des siècles avec de nouvelles manières de consommer, de cuisiner, mais le pique-nique a finalement peu connu de changements. «Si on prend la signification qu’on lui donne aujourd’hui, à savoir le repas en plein air, il y a encore pas mal de constantes. Il y a toujours un espace entouré de verdure dans une forêt, un jardin, parfois juste un tout petit coin d’herbe. La deuxième constante est que le pique-nique concerne toutes les catégories sociales. Il est commun à tout le monde que l’on soit riche, avec peu de moyens, en ville (....) ou à la campagne. Et puis il y a toujours quelque chose lié à la légèreté, la détente, au loisir, ainsi qu’à un jour de repos, une pause». Même si le repas en solo est plus répandu et accepté (...)

Ne manquez plus aucune actualité lifestyle sur sosoir.lesoir.be et abonnez-vous dès maintenant à nos newsletters thématiques en cliquant ici.
Sur le même sujet














