
À Woluwe-Saint-Pierre, près du parc de la Woluwe et des étangs Mellaerts, se dresse un manoir à la façade aussi magistrale que discrète, situé à l’angle de deux des avenues les plus chics de la capitale. Son nom, Villalobar, est un clin d’œil au marquis de Villalobar, illustre diplomate et ambassadeur d’Espagne en Belgique. Dessiné au milieu des années 1930 par l’architecte Jean Hendrickx, ce bâtiment chargé d’histoire abrite aujourd’hui le siège de Belfius Private Banking. N’y entrent que les invités privilégiés. Comprenez : ceux dont le patrimoine dépasse le demi-million d’euros.

Bonne nouvelle : Francis Metzger, l’architecte choisi pour restaurer cette incroyable bâtisse, a accepté d’être notre guide. À la tête du bureau Ma², il signe les restaurations les plus emblématiques de ces dernières années dans la capitale : la métamorphose de la Villa Empain (écrin de la Fondation Boghossian), le renouveau de l’Hôtel Corinthia (anciennement Grand Hôtel Astoria), la préservation des Serres de Laeken, ou encore la reconversion de la Royale Belge (qui abrite désormais l’hôtel Mix). Tout récemment, il a également été désigné pour redonner sa superbe à l’ancienne fabrique de porcelaine Demeuldre-Coché, futur écrin du Musée du Chat prévu pour 2028. Son obsession ? Donner du sens à une matière qui existe déjà. Francis Metzger est un méthodique, peu enclin à passer à côté de l’intelligence d’une œuvre architecturale. Il s’attache à comprendre la spécificité de chaque bâtiment pour mieux le ressusciter, sans jamais le figer dans le passé ni repartir de zéro.
Entrée en grande pompe
À notre arrivée, nous croisons un client aussi étonné que nous d’être convié dans ce siège aux airs de grande maison de famille. Sommes-nous bien au bon endroit ? Oui, c’est bien là. Au bout de l’allée boisée qui laisse entrevoir la beauté du jardin d’un hectare entourant la villa, nous avons rendez-vous avec l’architecte de sa métamorphose. Un coup de sonnette, quelques secondes d’attente, et nous voici à l’intérieur. Dans le langage de la téléréalité, on appelle ça le « waw effect ». « Le temps qu’il faut pour rejoindre la maison depuis l’entrée de la propriété fait partie de l’expérience. Ce chemin oblige à ralentir, à prendre conscience de (...) »
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Découvrez en vidéo la visite de la maison de Gilles Dewavrin à Damme :
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