Fashion Revolution Day : comment savoir d'où viennent vos vêtements ?

Zara, Primark, H&M,... ces marques sont-elles éthiques, durables, respectueuses de l'environnement, de l'animal et de l'être humain ? La Fashion Revolution Day est l'occasion de se poser toutes ces questions sur les labels qui nous habillent chaque jour et de leur demander plus de transparence.

Par Wini SASA. Photo by Jess @ Harper Sunday on Unsplash. |

Qu'est-ce que la Fashion Revolution Day ?

Le 24 avril 2013, l’usine textile du Rana Plaza, à Dahka, au Bangladesh, s'effondrait. Des milliers d’ouvriers y travaillaient dans des conditions déplorables pour des marques de vêtement internationales, et le drame fait 1 138 morts et 2500 blessés.  A la suite de cet accident tragique, la créatrice britannique de la marque équitable Pachacutti, Carry Somers et Orsola De Castro, figure de la mode durable lancent alors la Fashion Revolution, une journée de sensibilisation pour une mode plus responsable, transparente et qui respecte les droits humains.

La Fashion Revolution est généralement célébrée tous les 24 avril, date de commémoration du drame du Bangladesh. Depuis 2015 l'évènement s'étale sur une semaine et s'est renommé Fashion Revolution Week. Durant ces quelques jours des actions sont menées afin de sensibiliser les consommateurs, mais également les entreprises, les professionnels et toute l'industrie de la mode en général. Sur les réseaux sociaux, les millions d'utilisateurs n'hésitent pas à partager des clichés et autres messages sur cette journée.

Interpeller les marques

Entre 2014 et 2020, des millions de personnes à travers le monde ont appelé les marques à répondre à la question "Qui a fait mes vêtements ?". Le hashtag #WhoMadeMyClothes est devenu la tendance mondiale n° 1 sur Twitter. L'initiative est née de deux femmes, Maxine Bédat et Soraya Darabi, les cofondatrices de la marque américaine Zady. Elles souhaitent interpeller les marques sur la nécessité d'offrir une plus grande transparence quant à la chaîne d'approvisionnement, depuis l'obtention des matières premières jusqu'au produit fini. Mais comment ? En portant ses vêtements à l'envers. En effet, elles demandent aux internautes de retourner leurs vêtements et de prendre en photo l'étiquette portant le nom de la marque. Puis de publier la photo sur les réseaux avec le hashtag #whomademyclothes, dans le but de communiquer directement avec les marques en question, dans l’espoir qu’elles dévoilent toutes les étapes de production.

Chacun à son échelle, il est également possible de réfléchir à sa propre consommation en vérifiant l'origine de ses tenues préférées. Pour savoir comment vous y prendre, voici quelques pistes : 

 

Connaître l'origine des vêtements

Les applications

De nombreuses applications existent pour savoir si vos vêtements sont éthiques. C'est le cas de Good on you, une application australienne qui a vu le jour en 2015 à l'initiative de Sandra Caponni et Gordon Renouf. Le but ? Regrouper le plus d'informations sur les plus grandes marques sur des questions qui intéressent les acheteurs et faire un classement sur base des données récoltées. Trois critères de base sont pris en compte : la main d'œuvre, la planète et les animaux et les marques se voient attribuer une note en fonction de ceux-ci.

 

 

 

Lire les étiquettes

"Made in China", "Bangladesh", méfiez-vous des étiquettes de ce genre, ce n'est généralement pas bon signe. Fabrication à grande échelle, conditions de travail douteuses, utilisation de produits chimiques,... Difficile de vraiment être certain de la provenance de nos vêtements. Le mieux est de demander et même parfois d'exiger de connaître les détails de fabrication de ce que l'on met dans notre dressing. Pour en avoir le coeur net, mieux vaut privilégier une petite entreprise plutôt qu'une grande enseigne internationale.

 

Opter pour des marques transparentes

Ce n'est pas toujours évident de trouver des marques avec de vraies valeurs écologiques. Mais elles sont de plus en plus à choisir la transparence et à être responsables. Parfois, il ne faut pas chercher bien loin quand on veut être stylé et avoir une conscience écologique. C'est notamment le cas de la marque liégeoise Rue de la Madeleine, créée par Clara Noirhomme. Son Challenge ? Ne plus acheter de vêtements et ainsi éviter la fast-fashion. Ses vêtements sont donc cousu mains dans son atelier à Liège, et les pièces proposées sont uniques et faites sur mesure.

 

 

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