Sous les feux des projecteurs à Deauville

Elle est la ville des stars et du cinéma. Des jeux au casino et des courses hippiques. Parce qu’elle est le lieu d’escapade de week-end préféré des Parisiens, on l’appelle le 21e arrondissement. Mais cette belle élégante, qui servit de décor à Un homme et une femme de Claude Lelouch, offre bien plus que ses clichés. Travelling sur la ville.

Par amandine Maziers et isabelle plumhans Photos DR sauf mention contraire |

On se fait les planches

Parce qu’elles sont incontournables, aussi mythiques que les stars qui les ont arpentées, entre le port de Deauville et Tourgéville. On n’oublie pas de visiter les bains pompéiens, juste derrière. Et en chemin, on s’arrête pour un verre face à la mer, au Bar du Soleil ou au Bar de la Mer. Et on contemple le sable damé, jaune foncé, et la mer au loin.

Bar du Soleil et Bar de la Mer, boulevard de la Mer, 14800 Deauville, www.casinobarriere.com

On part au galop

Deauville est liée au canasson. Parce que l’hippodrome fut l’un des premiers lieux construits à la naissance de la ville, en 1863. Parce que les courses de chevaux constituent une attraction principale de la ville : on y vient en famille comme on se rend ailleurs à la fête foraine. Parce que ses ventes aux enchères de yearlings (futurs chevaux de course) sont renommées dans le monde entier. Des promenades équestres sont également ouvertes à tous.

Hippodrome de Deauville, 45 avenue Hocquart-de-Turtot, 14800 Deauville,
www.hippodromesdedeauville.com

La Mangeoire, club hippique de Deauville, rue Raynaldo Hahn,
14800 Deauville, T. +33 2 31 98 56 24,
www.lamangeoire-deauville.fr

On mange des bulots

Mais sur le port de Trouville. Pour y aller, on prend le bac, plus ludique que les dix minutes à pied qui séparent les deux villes. Trouville, c’est la petite sœur familiale de Deauville, maisons à l’architecture typique construites directement sur la plage et commerces plus abordables. Pour les bulots, on choisit la tradition et la poissonnerie Pillot-Saiter. On les accompagne du verre de blanc qui va bien et on repart avec un bocal de la fameuse soupe de poisson de la maison.

Maison Pillet-Saiter, boulevard Fernand Moureaux, 14360 Trouville-sur-Mer, T. +33 2 31 88 02 10,
www.poissonerie-pilletsaiter.fr

On s’en met plein les yeux

Elle est ville d’artistes. Sagan fréquentait son casino, Apollinaire lui a consacré un poème, Dufy l’a peinte. Parmi d’autres. Outre son festival du film, en novembre, on peut y admirer les clichés exposés en intérieur et les beautés en extérieur sur la plage et les planches. Mention spéciale pour la rétrospective Peter Knapp, clichés bleus sur l’infini du ciel, posés sur des containers du même ton.

Festival Planche(s) contact, jusqu’au 27/11, divers lieux dans la ville, visite guidée des expositions le samedi à 16 h, stage de photographie le 26/11,
www.deauville.fr

On revit la grande époque

En visitant la villa Strassburger. Avec son jardin planté de pommiers et son mobilier d’antan, elle fut construite en 1907 par le baron de Rothschild, amateur de courses. Mais sa femme n’en aimait pas l’emplacement, sans vue sur la mer et il la revendit à un Américain, Ralph Beaver Strassburger, qui en fit sa maison de vacances. Elle fut donnée par son fils à la Ville, et aujourd’hui, il est possible d’y organiser des réceptions.

Villa Strassburger, 1 avenue Strassburger, 14800 Deauville,
T. +33 2 31 88 20 44, visites
sur rendez-vous.

On se la joue grand style

Au Normandy, palace de la côte, construit en même temps que le casino et son grand frère le Royal. Façade classée de type anglo-normand, tout juste rénové, en accord avec l’atmosphère grand style autant que les impératifs de confort actuel, il propose entre autres piscine intérieure, spa à la philosophie sensible et intégrative, cours de yoga et restaurant gastronomique, La Belle Époque. C’est ici qu’a été tournée une partie du film Un homme et une femme. C’est ici que descendent les stars de ciné et les présidents. Parce qu’ici, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté.

Hôtel Barrière Le Normandy, 38 rue Jean Mermoz, T. +33 2 31 98 66 22,
www.hotelsbarriere.com Chambre àpd 200 €.

On se met à la ligne

Au Loup de Mer, boutique du port de Trouville, qui propose pulls marins, cirés jaunes et autres vêtements de pêche pour tous les âges. Ouverte par les parents de l’actuel propriétaire, la boutique est authentique, et on y entend le bruit des mouettes du port, pas celui d’une musique tonitruante. Rien que pour ça, on y va.

Au loup de mer, place du Casino, 14360  Trouville, T. +33 2 31 88 01 30.

 

On pause sucré

C&Chou(x), c’est le bébé bon et beau d’Anthony Le Rhun, épaulé de Solenne, sa compagne. Une boutique de pâtisseries autour de la pâte à choux, toutes créées par cet autodidacte passionné. C’est le temple des becs sucrés, qui pourront composer leurs boîtes (6-12-18) de choux. Ceux qui ne versent pas dans l’addiction sucrée choisiront parmi l’offre salée. Gamme de jus de pommes (Normandie oblige) variée, dont un pomme-basilic qui a du caractère. 

C&Chou(x), 9 rue Désiré Le Hoc, 14800 Deauville, 2 € le chou, 11 € les 6, 21 € les 12, 29 € les 18, pièces montées possibles sur demande,
T. +33 81 90 80 47, www.c-choux.fr

 

Y ALLER

Évidemment, on peut y aller en voiture. Mais le plus romantique et le plus charmant est de s’y évader en train. Parce que celui qui relie Paris à Deauville a un confort suranné et des airs d’autrefois. 

Liaison Bruxelles-Paris en Thalys àpd 29 €, www.thalys.com (et àpd 10 € pour les enfants sur www.izy.com). Paris Saint-Lazare - Deauville/Trouville, 34,50 €. Durée approximative du trajet entre Bruxelles et Deauville : 4 heures, www.sncf.fr