
Êtes-vous un « week-end warrior » ?
« Weekend warriors », autrement dit « les guerriers du week-end », est la nouvelle routine qui est en train de faire parler d’elle en ce moment. En cause ? Une récente étude du Massachusetts General Hospital, affilié à Harvard, qui vient de dévoiler que se dépenser un maximum le week-end serait tout aussi efficace que de réaliser des exercices hebdomadaires réguliers pour réduire le risque de développer près de 264 maladies. Parmi elles, les maladies cardiaques, digestives et neurologiques notamment.
Peut-on vivre plus longtemps sans faire de sport ? La réponse en vidéo :
Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs de cette étude publiée dans la revue Circulation, ont analysé les informations relatives à près de 90 000 participants. Ces derniers portaient des accéléromètres au poignet, qui enregistraient leur activité physique totale, ainsi que le temps passé à différentes intensités d’exercice au cours d’une semaine. Les participants ont été classés en trois catégories : les week-ends warriors, les sportifs réguliers, et les inactifs. Le seuil était de 150 minutes par semaine d’activité physique d’intensité modérée à vigoureuse. Ce temps correspond aux recommandations des CDC (Centers of Disease Control and Prevention) pour rester en bonne santé.
Des bénéfices identiques
L’équipe a ensuite recherché des associations entre les modes d’activité physique et l’incidence de 678 affections dans 16 types de maladies, notamment les maladies mentales, les maladies digestives, les maladies neurologiques et d’autres catégories. Résultat ? Les personnes qui font de l’exercice pendant 20 à 30 minutes la plupart des jours de la semaine retirent les mêmes bénéfices que celles qui espacent de cinq à six jours des séances d’exercices plus longues.
« Étant donné que les bénéfices semblent être les mêmes pour les sportifs du dimanche que pour les sportifs réguliers, il se peut que ce soit le volume total d’activité, plutôt que le mode d’activité, qui compte le plus », a déclaré Shaan Khurshid, co-auteur de l’étude et membre de la faculté du Demoulas Center for Cardiac Arrhythmias à l’hôpital MGH. « De futures interventions testant l’efficacité de l’activité concentrée pour améliorer la santé publique sont justifiées, et les patients devraient être encouragés à s’engager dans une activité physique conforme aux directives en utilisant n’importe quel modèle qui leur convient le mieux », a-t-il ajouté.
Attention aux blessures
Vous l’aurez compris, si vos semaines sont si chargées qu’il ne vous reste que le week-end pour prendre le temps de réaliser une activité sportive, inutile de culpabiliser, les deux rythmes auront les mêmes effets bénéfiques sur votre santé. Attention aux risques de blessures néanmoins. Il est inutile de se lancer dans un marathon en fin de semaine si vous êtes resté sédentaire durant toute la semaine de par la nature de votre travail ou de votre mode de vie.
L’important est donc de se fixer des objectifs réalistes, mais aussi de rester actif durant la semaine, même si votre mode de vie vous empêche de faire du sport. Il peut s’agir de réaliser ses trajets à pied, de marcher à une allure plus soutenue qu’habituellement, de porter ses sacs de course au lieu de prendre un caddie, de prendre les escaliers au lieu de l’ascenseur… Ensuite, au moment de s’entraîner, on adopte une surcharge progressive, c’est-à-dire qu’on part d’une intensité légère et qu’on augmente graduellement l’intensité de semaine en semaine. On parle souvent de la règle des 10 %, qui postule que l’on ne va pas augmenter le volume ou l’intensité de son entraînement de plus de 10 % par semaine afin de laisser la chance à notre corps de s’adapter. Finalement, on n’oublie pas de s’échauffer au moins 10 à 15 minutes avant de se lancer !
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