Ryanair annonce qu’elle ne desservira désormais plus ces trois grandes villes - Ryanair a annoncé qu’elle ne desservira plus certaines villes allemandes dès 2025. - La Rédaction

Ryanair annonce qu’elle ne desservira désormais plus ces trois grandes villes

Les billets d’avion pour l’Allemagne risquent de devenir de plus en plus chers et restreints. On vous explique.
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Ryanair a annoncé qu’elle ne desservira plus certaines villes allemandes, notamment Dortmund, Dresde et Leipzig, et ce dès l’année prochaine. Les vols vers Hambourg et Berlin seront également réduits de respectivement 60 % et 20 %. Il n’y aura plus de vols à destination de Riga, de Luxembourg, et de Bruxelles. Au total, 22 liaisons disparaissent, ce qui représente la perte de près de deux millions de sièges. Pour Ryanair, le coupable est tout trouvé : les taxes aériennes allemandes, qui ne cessent d’augmenter.

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Des vols plus restreints et plus chers

L’Allemagne a en effet fait le choix de politiques environnementales plus strictes. Les taxes aériennes y ont été revues à la hausse, dans un effort pour réduire les émissions de carbone. Cependant, pour Ryanair, le résultat est un coût d’exploitation en Allemagne plus élevé que dans d’autres pays européens. La compagnie réclame ainsi une baisse des taxes et des coûts de sécurité.

Les inquiétudes montent aussi chez d’autres compagnies comme Lufthansa et EasyJet. La première envisage de revoir son offre, et la seconde pourrait encore réduire ses vols intérieurs, après en avoir déjà diminué certains depuis 2022. Les compagnies préfèrent se redéployer en Suède, Italie, Hongrie et Pologne, où les taxes sont moins élevées. Pour les voyageurs, cela signifie un choix plus restreint et des prix probablement plus élevés, une situation qui risque de pousser certains à repenser leurs habitudes de déplacement. Et c’est un peu l’objectif finalement…

Anti-aérienne l’Allemagne ?

Pour réduire son empreinte carbone, l’Allemagne souhaite promouvoir des moyens de transport plus durables, comme le train, notamment pour les trajets courts et nationaux. En augmentant les taxes sur l’aviation, le gouvernement incite les compagnies aériennes et les voyageurs à repenser leurs habitudes et à limiter les vols, en particulier les vols intérieurs, qui génèrent d’importantes émissions de CO2. Cette politique s’inscrit dans les objectifs européens de réduction des gaz à effet de serre et soutient l’engagement de l’Allemagne vers un avenir plus écologique.

Cependant, l’aspect écologique n’est pas le seul moteur de cette décision. En plus de répondre aux préoccupations climatiques, cette augmentation des taxes représente une source de revenus pour l’État, qui cherche à investir massivement dans le développement des infrastructures ferroviaires, avec une priorité accordée aux trains à grande vitesse. Des compagnies comme Deutsche Bahn lancent régulièrement des offres promotionnelles et multiplient les trajets pour encourager les citoyens à privilégier le rail. Cette taxation vise également à combler partiellement les pertes budgétaires liées aux subventions pour les énergies renouvelables et à compenser l’inflation. En fin de compte, elle constitue un levier pour rééquilibrer le coût des différents moyens de transport, rendant le train plus compétitif face à l’avion, surtout sur les trajets courts et moyens.

Une perte d’attractivité pour le pays selon le secteur aérien

Pour le secteur aérien, cette taxe pourrait signifier une perte d’attractivité pour l’Allemagne. Selon l’IATA, l’Association internationale du transport aérien, elle serait même contre-productive sur le plan environnemental. En effet, bien que moins de passagers entraînent une réduction des émissions de CO2, cette situation freine les investissements des compagnies dans la transition écologique, notamment en ce qui concerne les carburants dits « propres » (SAF). L’association critique également le gouvernement fédéral pour ne pas avoir respecté sa promesse de destiner les revenus de cette taxe à la production de carburant vert, préférant en faire une simple source de recettes budgétaires. Affaire à suivre.

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