
1. Un consommateur toujours hésitant
Thermique ou électrique ? On hésite. Un grand baromètre Le Soir nous l’apprenait mi-2024 : plus de 60 % des Belges ne sont pas encore tout à fait convaincus par la voiture électrique et ne se disent pas prêts à sauter le pas. Une hésitation quant aux dates d’entrée en vigueur de la LEZ à Bruxelles, à la capacité de recharge, l’autonomie des voitures, les surcoûts réels liés à l’usage de ce type de véhicule…
Ce sont autant d’incertitudes qui font que le marché de l’automobile stagne un peu, et semblait même régresser en 2024 de près de 9 % par rapport à 2023. Nombreux sont les Belges qui auraient besoin de changer de véhicule, mais qui attendent un petit peu car le jeu devient complexe. Un contexte incertain, mais qui n’enlève rien au pouvoir d’attraction de la voiture sur le Belge, si on en croit les chiffres de fréquentation du Salon 2025.
En vidéo, une destination insolite à découvrir lors d’un road trip aux Pays-Bas :
2. Le boom du rétro
Autre tendance marquante de ce Salon : la présence de plus en plus importante des constructeurs chinois qui se préparent à envahir le marché avec leurs petites électriques abordables. Néanmoins, à côté de cette offre importante, mais fort dénuée de charme, les constructeurs européens, eux, misent sur l’héritage esthétique et le design intemporel de leurs plus belles voitures. Un brin de nostalgie, une madeleine de Proust pour les amateurs, c’est ainsi que l’on retrouve des modèles autrefois légendaires, comme la Microlino, la Renault 5, et même la future Twingo électrique dessinée sur le modèle de la Twingo originale, celle des années 90…
Autant d’hommages à des modèles qui nous renvoient vingt ans en arrière, la technologie embarquée en plus… Une réponse logique à ces voitures chinoises qui n’ont finalement que peu de personnalité. À défaut de pouvoir concurrencer les marques chinoises au niveau des prix, les Européens ont décidé de faire quelque chose de plus beau, et plus en phase avec ce que nous attendons d’une voiture dans l’imaginaire collectif.

3. L’arrivée en force de l’IA
L’IA est déjà présente dans un nombre croissant de modèles. Et le pionnier en la matière fut Mercedes-Benz, avec son système multimédia MBUX, introduit pour la première fois en 2018 dans la Classe A pour parler à la voiture de la façon la plus naturelle possible. La commande vocale existait déjà, mais les phrases à prononcer étaient bien précises. On peut désormais parler normalement et demander bien plus de choses, comme changer la température de la clim, ouvrir le toit ouvrant, écouter une playlist d’un style de musique en particulier, etc.
Très récemment, deux autres grands acteurs de l’IA ont émergé : Google, et OpenAI, avec son déjà célébrissime ChatGPT. Actuellement, ce dernier effectue une percée spectaculaire dans le monde de l’automobile. À assez court terme, la technologie sera intégrée aux systèmes multimédias de la plupart des marques de Stellantis (Peugeot, Citroën, Opel, DS, Alfa Romeo, Jeep…), et du groupe Volkswagen. Là encore, le but est de rendre les commandes vocales plus naturelles, mais il est aussi question de rendre ChatGPT utile en voyage, puisqu’il pourrait fournir des informations touristiques, ou encore inventer un quiz pour divertir les occupants…

Sans oublier que l’IA est de plus en plus intégrée aux aides à la conduite et nous montre la voie vers la conduite autonome. Même si on n’y est pas encore…
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