
Laura de Coninck est une ancienne journaliste. Formée à Sint-Lucas à Anvers, elle possède un master en arts. Une orientation qui a guidé ses choix : « J’ai une maîtrise en arts, puis quand j’ai travaillé pour Marie-Claire, je me suis rendu compte à quel point le monde de la parfumerie me captivait. J’ai interviewé de nombreux parfumeurs et puis un jour, j’ai rencontré Sonia Constant. »
Cette dernière est une parfumeuse à succès, qui a signé des jus pour Narciso Rodriguez, Jean Paul Gaultier, Nina Ricci ou encore Tom Ford. Elle a été formée à l’école prestigieuse de parfumerie ISIPCA à Paris ainsi qu’à l’école de parfumerie Givaudan, et a continué sa carrière chez Givaudan. C’est elle qui ouvre les portes à Laura de cette maison de parfum renommée, où elle reçoit l’autorisation du directeur Xavier Renard, d’apprendre avec Sonia comment créer des parfums. Entre-temps, Laura obtient son Master en Olfactory Art en Belgique à PXL (avec Peter de Cupere, un célèbre artiste olfactif), suivi d’un stage chez Givaudan sous le mentorat de Sonia. « Maintenant, j’ai mon propre laboratoire ici, à la maison, mais une fois par mois ou une fois toutes les six semaines, je vais à Paris, et on échange avec Sonia, je peux venir travailler chez Givaudan quand je veux, j’y suis donc comme une artiste en résidence. »
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Un parfum inspiré par les tableaux de Rubens
En marge de son métier et de son travail de peinture, lors d’une exposition, elle finit par rencontrer Carmen Willems, directrice du musée des Beaux-Arts d’Anvers (le KMSKA), et l’alchimie prend. On sait que d’autres musées comme le MoMA et le Rijksmuseum d’Amsterdam ont créé leur propre parfum et Carmen Willems veut, elle aussi, faire entrer les parfums dans le musée. Elle lui confie la mission de créer un parfum qui évoque les allées du musée, l’ambiance et l’univers des primitifs flamands, ou encore les effluves de l’atelier d’un peintre…
Une équipe pluridisciplinaire se met en place au sein du musée, avec un historien du parfum et un conservateur des collections. Elle identifie les thèmes comme le clair-obscur, les jardins de Rubens et toutes les facettes de l’atelier de l’artiste ou d’une expérience au milieu des œuvres du musée.
Le résultat ? Un parfum de peau mixte, composé à partir d’ingrédients naturels et biosourcés. Un parfum d’expérience, qui entend capter l’âme du musée… On y trouve du vétiver d’Haïti, du patchouli d’Indonésie, du bois de cèdre du Texas, de la myrrhe odorante (opopanax) de Somalie, des roses centifolia, du géranium Bourbon, de l’huile d’écorce de cannelle, de la bergamote d’Italie, du poivre noir de Madagascar… Des matières premières naturelles qui proviennent autant que possible de récoltes naturelles et de cultures écologiques.
- KMSKA, eau de parfum, 145 € disponible à la boutique du Musée des beaux-Arts d’Anvers ou sur kmska.be
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