Discours de mariage : les cinq pires erreurs qu’on entend encore trop souvent - Voici un petit guide de survie avant de vous lancer dans un monologue gênant. - Camille Vernin

Discours de mariage : les cinq pires erreurs qu’on entend encore trop souvent

Entre body count déplacé, règlements de compte familiaux et discours génériques qu’on pourrait sortir à n’importe quel mariage, on a listé les cinq faux pas à éviter si vous tenez à ce que votre discours reste dans les mémoires… pour de bonnes raisons.
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Ils sont émus, ils ont bu deux verres de trop, ils ont imprimé leurs notes en Comic Sans MS et s’apprêtent à prendre la parole devant 120 invités. Les témoins, les parents, les cousins lointains : ils veulent tous faire pleurer ou faire rire. Mais très souvent, c’est plutôt un grand moment de solitude collective qui s’installe. Petit guide de survie à l’attention de celles et ceux qui s’apprêtent à écrire un discours de mariage.

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1. Parler de tout sauf des mariés

C’est l’erreur numéro une, celle qu’on retrouve (étrangement) dans tous les mariages. Un père qui refait l’arbre généalogique de la famille depuis les Croisades. Une tante qui retrace sa propre rencontre avec le futur époux en oubliant de parler de la mariée. Ou encore un témoin qui en profite pour évoquer son premier amour ou son Erasmus à Malaga… comme si on assistait à un TED Talk sur lui-même. Spoiler : ce n’est ni le lieu, ni le moment. Un discours réussi, c’est avant tout un discours qui parle des principaux intéressés. Pas de vous. (Même si, oui, vous êtes très drôle.)

2. Les références à l’alcool (surtout quand elles sentent encore la bile)

Oui, on a tous eu 22 ans. Oui, il y a eu cette soirée où vous avez fini torse nu sur le bar du Celtica à 4h du matin. Et oui, les vidéos existent encore (malheureusement). Mais ce n’est pas une raison pour faire un best-of des cuites légendaires du ou de la mariée devant la belle-famille, la grand-mère venue de Lyon et les enfants de cinq ans assis au premier rang. Ce qui faisait rire entre potes à l’apéro devient vite gênant sur la scène d’une salle de réception. Et la ligne est plus fine qu’on ne le croit entre l’anecdote potache et le malaise général. La règle : si ça implique du vomi, des shots ou un blackout, coupez.

3. Évitez la rubrique « ex »

On ne le dira jamais assez : on ne parle PAS du passé sentimental du marié ou de la mariée. Même en mode « c’était avant ». Même avec humour. Même si vous pensiez être très subtil en évoquant « le serial lover à la chemise rose qui faisait trembler Tinder ». L’ex, c’est le Voldemort du discours de mariage. On ne prononce pas son nom. Et on ne rappelle pas non plus les années de colocation à subir les soupirs nocturnes derrière la cloison en placo. Le présent est suffisamment riche pour qu’on s’y attarde. Racontez plutôt la première fois qu’il ou elle vous a parlé de son ou sa partenaire, les étoiles dans ses yeux, ou cette anecdote improbable où vous vous êtes dit : « ok, là, ça pue le mariage. »

4. Régler ses comptes (même déguisés en blagues)

C’est le piège des discours familiaux. Celui du père ou de la mère qui glisse une « blague » sur les redoublements du fiston, la tendance à ne jamais finir ses projets, ou son célibat de longue date. D’autres attendent ce moment pour faire passer subtilement un message : « Bon, maintenant que le mariage est fait, on attend le bébé, hein ! (clin d’oeil) ». Rappel : un discours n’est pas une réunion de coaching parental. Mieux vaut un mot sincère qu’un sarcasme mal placé. L’humour, oui. Le règlement de compte, non.

5. Le discours « copié-collé »

C’est celui qu’on pourrait réciter sans changer un mot à un autre mariage. Les phrases toutes faites, les blagues sur « le mariage, c’est 50% d’amour et 50% de compromis », le running gag sur « qui porte la culotte » (sérieusement, on peut arrêter avec ça ?) ou encore le traditionnel « vous êtes faits l’un pour l’autre » sans exemple à l’appui. À force de vouloir faire joli, on ne dit plus rien. La clé, c’est la personnalisation. Une anecdote vraie, une phrase qu’il ou elle dit tout le temps, une habitude bizarre, un fou rire partagé. On veut sentir que ce discours ne pourrait s’adresser à personne d’autre qu’à elle ou à lui.

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