
La revue américaine PLOS One publiait récemment une étude s’interrogeant sur les bienfaits de la musique pour se concentrer. Si la conclusion est positive dans certains cas, une grande partie des playlists louées pour leur prétendue aide à la concentration seraient en réalité inefficaces.
Découvrez en vidéo cinq erreurs courantes qui vous discréditent au bureau :
Les recommandations sonores de l’étude
L’étude suggère en effet que certaines musiques auraient davantage tendance à occasionner une perte de l’attention plutôt qu’une hausse. Il en va ainsi des playlists dites de « deep focus » ou « deep concentration » dont la lenteur et la monotonie des rythmes provoquent plutôt… l’endormissement. À l’inverse, tout fond sonore trop rythmé, trop entraînant ou pourvu de paroles tendrait plus à déconcentrer l’auditeur plutôt que de le galvaniser.
En revanche, l’étude avance l’efficacité des playlists de « work flow » dont les ambiances plus aérées, rythmées, composées d’harmonies simples stimulent davantage la concentration. L’étude se fend cependant d’un ajout non négligeable : être dans de bonnes dispositions mentales demeure la meilleure des façons d’être efficace. En somme, aucune playlist ne peut égaler le simple fait d’avoir le moral.

Effets avérés et limites de l’impact musical sur les auditeurs
De nombreuses études scientifiques menées au cours de dernières années ont su démontrer les bienfaits de la musique sur l’esprit et le corps humain. Qu’il s’agisse de réduire le stress et l’anxiété et même d’agir positivement sur la dépression et certaines maladies neurologiques comme Parkinson ou la démence, la musique n’a pas fini de montrer l’étendue de ses bienfaits sur la santé.
« Il existe de plus en plus de preuves que la musique peut améliorer la mémoire par le biais de mécanismes liés à la récompense, mais les effets de la musique sur l’attention sont plus ambigus, certaines études montrant une amélioration, une altération ou aucune influence, tant chez les populations cliniques que saines », tempère l’étude publiée dans la revue PLOS One. L’enjeu pour se concentrer ne serait donc pas tant d’écouter tel ou tel fond sonore mais de se sentir bien dans sa peau pour maximiser son efficacité.
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