
Julia Roberts est l’une des têtes d’affiche de cette 82ème édition de la Mostra de Venise. L’actrice américaine a pour la première fois fouler le tapis rouge du Lido cette année. Ses tenues ont bien évidemment été scrutées, de la tête aux pieds. Impossible de passer à côté de son gilet, que certains jugeront moche ou beau, à l’effigie du réalisateur Luca Guadagnino. On retiendra aussi sa magnifique robe noire décorée de subtils motifs géométriques.
La sneakerina, star de la Mostra
La comédienne a fait sensation, jusqu’à son départ de la Mostra. On l’a aperçue à l’aéroport de Venise avec aux pieds l’une des paires de chaussures les plus désirées du moment : les sneakerinas. Comme son nom le laisse deviner, elles mêlent les sneakers à la ballerine. Un choix audacieux qui a déjà conquis d’autres stars à l’instar de Dua Lipa, Bella Hadid ou Zendaya.
Julia Roberts portait plus précisément la sneakerina noire Yanka de la marque de chaussures américaine Vivaia. On retrouve la semelle plate et le bout rond qui caractérisent la ballerine, avec au-dessus un design propre aux sneakers surmonté d’un petit nœud. Le rendu est élégant, chic et urbain. Julia Roberts les portait avec une robe noire au-dessus du genou avec autour du coup le fameux gilet Luca Guadagnino. À noter que la sneakerina Yanka se compose de matériaux recyclés et s’inscrit dans une démarche écoresponsable.

Le confort avant tout
Plusieurs marques de sport se sont emparées de la tendance comme Puma qui a imaginé un modèle sportif inspiré de la mythique Speedcat, mais aussi Adidas, Nike ou Salomon. La sneakerina devient un chausson d’opéra 2.0 avec la plupart du temps une matière satinée ou brillante. On peut la porter comme Julia Roberts avec une robe ou une jupe au-dessus du genou pour la laisser apparaître dans son intégralité. Pourquoi ne pas opter pour un joli pantalon flare pour juste deviner le bout rond de la sneakerina. Une option discrète mais chic. Autre proposition : décaler le look en associant la sneakerina à des pièces moins girly et davantage proches du vestiaire masculin comme un bomber ou un pantalon cargo.
Les sneakerinas plaisent car elles allient l’élégance au confort. En 2025, les consommateurs cherchent à marcher dans des chaussures qui ne les blesseront pas et ne leur feront pas d’ampoules au pied. D’où le succès de chaussures dites « moches » ou de « grand-mère/grand-père » à l’instar des Birkenstock ou des Meduses. Les réseaux sociaux jouent évidemment un rôle dans le succès des sneakerinas. Sur TikTok, les utilisatrices exposent leurs sneakerinas en les associant à différentes tenues.
L’inspiration des sneakerinas ne sort pas de nulle part. L’engouement actuel pour la mode des années 2000 et le goût prononcé pour les mélanges audacieux y sont pour beaucoup. Ce succès est aussi une réponse directe à la mutation du vestiaire contemporain, où les frontières entre le casual et le chic s’effacent progressivement. Les ballerines, longtemps considérées comme classiques voire vieillottes, sont ainsi revisitées à la sauce 2020s, gagnant en modernité sans perdre leur ADN pour autant. Elles sont d’ailleurs constamment en évolution avec la ballerine pour homme validée par les stars là aussi dont le chanteur Lucky Love. La ballerine a encore de beaux jours devant elle.
Découvrez en vidéo notre décryptage de la gourde, simple objet du quotidien devenu nouvelle lubie des influenceuses :
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