
« Attends… il ne lui manque pas un truc sur le visage ? ». C’est la question qu’on se pose quand on regarde les dernières photos de Zendaya, Jenna Ortega ou Julia Fox. Toutes s’affichent désormais les sourcils blanchis, à peine visibles, comme s’ils s’étaient fait la malle en douce. Bienvenue dans l’ère des bleached brows.
La manucure inversée : la tendance qui intrigue le monde de la beauté
Du club underground au mainstream
À la base, les sourcils blanchis étaient l’apanage des clubs kids des années 90 et des défilés un peu perchés. Aujourd’hui, le look s’invite partout, du Met Gala aux selfies Instagram. Zendaya les a portés avec une robe de princesse futuriste, Jenna Ortega en mode goth couture, Michelle Yeoh avec une version plus subtile et minimaliste. Oui, le bleached brows n’est plus un délire marginal, mais un vrai statement mode désormais.
Comme l’explique la maquilleuse australienne Melanie Marris, fondatrice de Brow Code, à Women’s Health, « ça ouvre le regard et ça libère de l’espace pour jouer avec le maquillage des yeux ». Résultat : les sourcils n’accaparent plus l’attention. Ils deviennent une toile vierge sur laquelle on peut oser un smoky XXL, un fard pastel, ou au contraire un visage nu et éthéré.
Une tendance qui divise
Évidemment, les bleached brows ne mettent pas tout le monde d’accord. Il suffit de faire défiler les commentaires sous le dernier post Instagram de Jenna Ortega pour s’en convaincre : entre les « What did you do to your face ? » et les « She looks ethereal », le débat est ouvert. Et c’est d’ailleurs exactement ce qui fait le sel de cette tendance. Loin du sourcil ultra-dessiné, rassurant et instagrammable, on impose ici quelque chose de dérangeant à la « ugly cool ». Et c’est précisément ce qui séduit la Gen Z : c’est étrange, inconfortable, et c’est ce qui rend le truc cool.
Pour qui et comment ?
Bonne nouvelle : la tendance marche un peu sur tout le monde, selon l’intensité. Ariana Grande a tenté la version douce pour son rôle de Glinda dans Wicked. Michelle Yeoh a choisi de simplement éclaircir ses sourcils de quelques tons. Julia Fox, elle, a carrément tout effacé, façon alien couture. Bref, il y a un panel incroyable de propositions entre le « je tente pour une soirée » et le « j’assume au quotidien ».
Côté pratique, inutile de s’improviser chimiste dans sa salle de bains. Oui, il existe des kits maison, mais les pros déconseillent : trop de risques de finir avec les sourcils orange carotte (ou pire, cramés). En institut, le processus est rapide – une trentaine de minutes – et réversible : il suffit de recolorer derrière. Et pour celles et ceux qui veulent tester sans engagement, il existe une option low-cost : un peu de correcteur ou de cire colorée pour « gommer » temporairement ses sourcils.
Plus qu’un effet de mode
Les bleached brows vont-ils s’installer durablement ou disparaître aussi vite qu’ils sont arrivés ? Il semble que cette fantaisie esthétique de façade traduise en réalité un virage plus large dans la beauté. On sort du « clean girl aesthetic » lisse et sage pour aller vers quelque chose de plus audacieux, plus étrange. C’est l’esthétique du trouble : ça questionne, ça déstabilise, ça attire l’œil parce que ça casse les codes. Plus qu’un effet de mode, les sourcils décolorés posent une question : et si la beauté n’était pas toujours là où on l’attend ?
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