
Vous venez de matcher avec un garçon sur les applications de rencontres. Il est charmant, drôle, curieux, parfois même poétique (voire un peu trop). Le jeune homme en question vous envoie un message dimanche matin, engage une vraie conversation. Il s’intéresse à vos passions, vos envies... Le feeling est là, avec de nombreux points communs. Vous pensez alors à un début de connexion, car oui, tout va très vite sur les applications. Mais une fois le lundi arrivé, plus rien. Silence radio. Le prince charmant virtuel s’est envolé. Si vous avez déjà eu affaire à ce spécimen, vous avez sans le savoir échangé avec un Sunday Boy.
Effet pschitt
Repéré d’abord dans les médias anglo-saxons, le phénomène du Sunday Boy sévit aussi dans le monde francophone. Le dimanche constitue une journée idéale pour swiper et se mettre en quête d’un nouveau match. Nous avons plus de temps pour nous et donc plus de disponibilité pour traîner sur Tinder, Hinge, Bumble et compagnie. Alors que les échanges sont plus brefs en semaine, le dimanche permet de se poser et d’être davantage ouvert à des discussions plus profondes. Les échanges sont l’occasion de revenir sur la semaine écoulée et notre programme de la veille.
Pourquoi est-il si difficile de trouver l’amour en 2025 ? Décryptage aux côtés d’une experte en vidéo :
Le Sunday Boy cristallise plusieurs réalités contemporaines. Il y a d’abord la fatigue émotionnelle liée au dating. On parle alors de dating fatigue. De plus en plus de personnes se lassent vite des discussions, même si elles semblent au premier abord intéressées et prêtes à poursuivre l’échange. Entretenir une discussion virtuellement peut être pour certains stimulant, avant de devenir une corvée. Le Sunday Boy montre aussi un besoin de réconfort ponctuel. Le dimanche agit comme une bulle de vulnérabilité : on se sent seul, on a envie d’un lien, même bref. Mais dès le lundi, la routine, le travail, les priorités reprennent le dessus. Le match de la veille est alors oublié car plus prioritaire.
Comment éviter le Sunday Boy ?
Ce comportement n’est pas toujours malveillant ou visé contre la personne avec laquelle on échange. Il peut simplement traduire une envie passagère de connexion, sans engagement derrière. Mais il fragilise la confiance, peut réveiller des craintes ou des peurs. Le Sunday Boy favorise aussi le ghosting et alimente une culture de l’éphémère, où même l’espoir d’une rencontre sincère devient volatil.
Il n’y a pas de recette miracle, mais quelques signaux à repérer : un profil trop présent uniquement le week-end, des promesses floues et rapides (le fameux « on se capte dans la semaine ») et une absence totale de suivi. Face aux Sunday Boys, le mieux reste d’avoir les pieds sur terre : apprécier l’échange sans trop se projeter. Et surtout, se souvenir que la vraie compatibilité se joue sur la durée… pas uniquement le dimanche.
Ne manquez plus aucune actualité lifestyle sur sosoir.lesoir.be et abonnez-vous dès maintenant à nos newsletters thématiques en cliquant ici.
Sur le même sujet














