
C’est dans les détails que se niche l’excellence, pas dans le luxe ostentatoire. Voilà un peu de l’histoire racontée par Patrick Bruel à travers son (et l’emploi du possessif ici n’est pas usurpé) hôtel cinq étoiles de l’Isle-sur-la-Sorgue. À L’Isle de Leos, tout ou presque est personnel, et l’engagement de l’artiste, aussi entrepreneur – entre autres métiers appris sur le tas –, absolu. « Jamais un projet n’a été aussi difficile à lancer, à faire et surtout à terminer. » De quoi le rendre encore plus fier aujourd’hui de son accomplissement. Le récit de L’Isle de Leos Hôtel & Spa (faisant partie de la prestigieuse Collection MGallery), c’est celui de l’eau de la Sorgue qui s’écoule de la roue à aubes du bâtiment, donnant son nom au restaurant raffiné des lieux ; et de ce clin d’œil à la tradition avec le Négo Chin, le bar de l’hôtel rappelant les embarcations typiques de la rivière. Ce récit est aussi celui de ces artistes provençaux mis à l’honneur à travers une centaine d’œuvres d’art, dont une fresque de tuiles de la région, de huit mètres de long, recouvrant le mur du salon.
L’hôtel comme un art, telle est la vision de Patrick Bruel. L’hôtel comme une seconde maison, une demeure idéale, où le charme de la grande histoire et la finesse de la matière sont préférés au bling-bling impersonnel, n’en déplaise aux détracteurs de la première heure. « Je ne savais pas qu’il y aurait de la malveillance de la part de gens qui n’étaient pas venus, et relayés par des organes de presse qui ont fait courir un buzz qui était faux. Mais ce n’est pas grave. Nous, on était là pour répondre artistiquement », nous lance-t-il.
L’intime et l’unique se cachent ici un peu partout, du mobilier chiné au nom du lieu – « Leos » étant la contraction des prénoms de ses deux fils, Léon et Oscar, déjà employée pour sa marque de produits de soin et de bouche –, et à celui donné à la cave à vin, Augusta (l’une des cuvées « maison »), en hommage à sa mère. Et en ce jour automnal d’inauguration, c’est justement dans cette cave de dégustation que se joue le souci du détail : le choix d’un tissu. « Les détails font la perfection, et la perfection n’est pas un détail », avait écrit Léonard de Vinci. Cela aurait pu être la rengaine du chanteur, cela semble être devenu le mantra de l’artiste-homme d’affaires ancré dans la terre et « en quête d’essentiel ».
Retrouvez ici la suite de l’interview de Patrick Bruel (sur www.lesoir.be) et dans votre So Soir ce samedi en librairie en supplément gratuit du journal Le Soir.
L’Isle de Leos Hotel & Spa – MGallery Collection Isledeleos.com. 1 Porte des Bouigas, 84800 L’Isle-sur-la-Sorgue, France
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