
Levis a tranché : 2026 sera bleue. Pas n’importe quel bleu, un indigo vibrant baptisé Free Groove™, à la fois apaisant et joueur, qui se veut l’antidote d’une époque saturée de bruits, de notifications et d’angoisses existentielles. Mais comment l’apprivoiser dans nos intérieurs sans transformer son salon en aquarium ?
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Où l’adopter ?
La tentation est grande de tout repeindre. Mauvaise idée. « Mon conseil ? Commencer petit. Un pan de mur, une tête de lit, un couloir… Et voir comment ça résonne », confie Willeke Jongejan, Senior Designer au Global Aesthetic Center d’AkzoNobel. Dans une chambre, le bleu devient cocon. Dans un bureau, il apaise les nerfs. En cuisine, il apporte du relief sans étouffer.
La clé, c’est l’association. Les couleurs contemplatives comme Free Groove™ se marient à des bruns terreux, de l’argile, du terracotta. « On crée alors une atmosphère apaisante, propice au ressourcement », souligne la designer. Pour un rendu plus convivial, on peut l’accompagner de nuances sable ou sable rosé, histoire d’équilibrer son calme avec un peu de chaleur humaine.
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Un bleu qui connecte
Car Free Groove™ ne se limite pas à l’introspection. « La maison reste aussi le lieu de partage », insiste Jongejan. Avec des teintes plus chaudes – rose foncé, orange, terracotta – il favorise cette convivialité post-pandémie que l’on recherche tant. Dans le salon, un mur bleu profond associé à un canapé crème et des touches de bois clair peut créer un cadre à la fois intime et ouvert.
Jouer la carte pop
Mais Free Groove™ a aussi un côté plus joueur. « Aujourd’hui, les frontières bougent. On cherche aussi l’évasion, l’expérimentation. Les objets design deviennent plus colorés, presque enfantins », raconte Jongejan. L’indigo se prête alors aux associations plus pop : un bleu confronté à un orange vif, un jaune solaire, un rose franc. De quoi réveiller une pièce trop sage, ou dynamiser un coin lecture, une bibliothèque, un encadrement de fenêtre.
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Le bleu, affaire de résonance intime
Si le bleu a quelque chose d’universel, il évoque quelque chose de différent chez chacun de nous. Y a-t-il des couleurs « inacceptables » dans nos intérieurs dès lors ? « Toutes les couleurs de peinture sont acceptables. Comme la musique, c’est une affaire de résonance intime », rappelle Jongejan. Pas d’injonction déco donc, simplement la suggestion que le bleu invite à ralentir, à connecter, à s’évader. « Le pouvoir transformateur de la peinture est simple : changez la couleur de votre pièce et vous verrez la différence. » Nous repeignons notre intérieur tous les cinq ans en moyenne, plus simple que de refaire toute sa déco, et beaucoup moins cher qu’une nouvelle cuisine. Alors, prêt à imposer le bleu comme nouveau tempo ?
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