
Depuis 2007, la boutique Cartier s’est installée au numéro 54 du prestigieux Boulevard de Waterloo, où se rassemblent toutes les vitrines des plus grandes maisons de luxe. L’année dernière, le magasin a entrepris une rénovation historique. Pour réaliser ce lifting, Cartier s’est entouré d’artistes et d’artisans, dont le bureau d’architecture intérieure Friedman et Versace. Le mot d’ordre : s’inspirer de Bruxelles avec des références liées à ses monuments, ses bâtiments historiques…
La rénovation a visiblement marqué les esprits… Et pour cause, l’endroit a été cité parmi les plus beaux emporiums du monde par le Prix Versailles. Huit autres boutiques se trouvent dans le palmarès dont la boutique Rolex Ginza, à Tokyo au Japon, la boutique Longchamp SoHo, à New York, ou encore le bâtiment Tiffany & Co. Montenapoleone, à Milan en Italie. Le Prix Versailles dépeint comme l’endroit comme « un superbe écrin aux notes florales, subtilement inspiré des peintres surréalistes belges et de Victor Horta ».

Immersion dans la boutique Cartier à Bruxelles
Jérôme Gouadain, secrétaire général du Prix Versailles, ajoute : « Ces huit réalisations représentent un apogée de ce que le commerce peut produire en termes de beauté. En faisant briller des savoir-faire, en déployant des imaginaires aptes à enchanter les esprits, elles insufflent, bien au-delà de leur bâti, un vent d’élégance et de poésie. Elles prouvent que la confiance, valeur centrale que ces espaces ont vocation à transmettre, peut se cultiver dans l’audace, l’ouverture et l’innovation. Enfin, elles sont dignes d’un rayonnement mondial, dans la mesure où elles permettent de faire vivre et illustrer des cultures particulières qui inspirent l’humanité. »
Une fois les portes franchies, on pénètre dans un espace qui s’articule entièrement autour d’un puits de lumière naturelle apportée par son jardin d’hiver autour duquel les différents espaces se déploient, avec comme fil rouge, une réinterprétation permanente de la nature. Dans l’espace dédié à la joaillerie, une œuvre magistrale est installée à l’effigie de la panthère, l’animal emblématique de la maison Cartier. On y trouve également une mise en scène dans un environnement faisant écho aux Serres Royales de Laeken. Nous la devons au duo l’Atelier Blundell & Therrien dans un « Plâtre de Paris », un matériau composé de plâtre modelé associé à de la filasse végétale. Certains métiers dits « oubliés » sont ici représentés.

L’ambitieuse rénovation s’est inscrite dans une démarche responsable et écologique avec pour directives de se fournir en matériaux provenant de Belgique, notamment les textiles, de France ou d’Italie pour le marbre. Le parquet marqueté est issu de bois collecté dans des forêts durables, les briques du sol de la terrasse sont en pierres recyclées, les tapis sont en éconyl, un nouveau matériau recyclé qui offre une très efficace alternative à la laine dont la confection demande énormément d’eau. Le luxe devient ici plus green où la maison Cartier se transforme en musée.
Les récompenses délivrées par le Prix Versailles tendent à promouvoir un développement durable intelligent, où la culture sert et transcende la notion d’environnement. Les prochaines Sélections mondiales seront annoncées le 3 novembre pour les Gares et Stations, et le 10 novembre pour les Sports. En décembre, trois emporiums de la Liste 2025 recevront en outre un Titre mondial (Prix Versailles, Mention Intérieur, Mention Extérieur).
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