
C’est le grand paradoxe de la saison. Dehors, il fait un froid polaire. La logique voudrait donc que l’on se couvre la tête. Sauf qu’une légende urbaine tenace circule dans les vestiaires de foot : le bonnet serait un tueur silencieux, un étouffeur de racines, pire, un accélérateur de calvitie !
Et si vous adoptiez la surcompensation pour booster votre style cet hiver ?
Inutile de blâmer la laine, blâmez vos parents
Parce qu’on aime aller au fond des choses, on s’est penché sur le diagnostic du Dr Abdulaziz Balwi, directeur médical au sein de la clinique Elithair, basée à Istanbul (alias La Mecque du cheveu). Et le verdict est sans appel : « Le bonnet n’a pas d’effet direct sur la perte de cheveux », tranche le doc. « La chute est avant tout liée à des facteurs génétiques, hormonaux et nutritionnels. »
Si vous perdez vos cheveux, c’est donc la faute à votre ADN, à votre testostérone ou à vos cinquièmes bouffes au McDo, mais sûrement pas à votre bonnet de marin breton. L’idée que le cheveu doit « respirer » est un mythe : le cheveu est alimenté par le sang, via le bulbe, pas par l’air ambiant.
L’exception qui confirme la règle
Il y a quand même un bémol. Si vous portez votre bonnet beaucoup trop serré, là il risque d’y avoir un problème. Le Dr Balwi précise qu’une « traction ponctuelle » peut alors se produire. Si votre bonnet vous laisse une marque rouge sur le front après dix minutes, changez de taille donc. L’alopécie de traction existe, mais elle reste marginal. Il faut vraiment le vouloir.
L’ironie, c’est que non seulement le bonnet ne tue pas vos cheveux, mais qu’il pourrait même potentiellement les sauver. En hiver, le vent sec et le froid agressent le cuir chevelu, créant inflammations et pellicules. Le bonnet agit alors comme un bouclier thermique. Après une greffe, les médecins conseillent d’ailleurs de se couvrir.
Le conseil du pro pour finir l’hiver en conservant toute sa dignité capillaire ? Opter pour des matières qui ne transforment pas notrre crâne en cocotte-minute (adieu le synthétique bas de gamme en gros). Et surtout, on enlève son couvre-chef quand on est à l’intérieur. Pas pour « aérer » le cheveu, juste parce que ça se fait.
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