Perte de cheveux à l’automne : faut-il (vraiment) s’inquiéter ? - La chute de cheveux automnale, c’est un reset naturel, pas une fatalité. Tant qu’elle reste ponctuelle, inutile de paniquer.  - Camille Vernin

Perte de cheveux à l’automne : faut-il (vraiment) s’inquiéter ?

Chaque automne, nos brosses se remplissent et nos cheveux tombent par paquets sous la douche. Pas de panique, c’est (souvent) temporaire.
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Chaque année, c’est la même rengaine : les feuilles tombent, nos cheveux aussi. C’est la fameuse « chute de cheveux saisonnière », rien de dramatique. Mais pour comprendre ce qui se joue exactement sur nos têtes, on a posé quelques questions à Kelly Saviolo, pharmacienne spécialisée en dermopharmacie et cosmétologie, aujourd’hui Training Manager Medical & Marketing chez Ducray (Pierre Fabre).

Chute de cheveux : quel est cet accessoire viral qui fait tant parler ?

Pourquoi nos cheveux tombent-ils plus à l’automne ?

« C’est un phénomène normal connu », explique-t-elle. Le cheveu vit selon un cycle bien huilé : une phase de croissance (anagène), une de repos (catagène) et une de chute (télogène). L’été, la lumière prolonge la phase de croissance : nos cheveux poussent plus. Mais quand la saison se termine, beaucoup arrivent en fin de cycle en même temps, d’où cette chute plus visible six à huit semaines plus tard, pile à l’automne.

Rien d’anormal donc : le cuir chevelu se renouvelle, tout simplement. Le phénomène dure généralement quatre à six semaines avant de revenir à la normale.

Quand faut-il s’inquiéter ?

La limite est parfois floue, mais certains signaux doivent mettre la puce à l’oreille :

  • Si la chute dépasse trois mois
  • Si le cuir chevelu se clairsème visiblement
  • Si les cheveux tombent par poignées (plus de 100-150 par jour).

Dans ce cas, on ne parle plus d’une simple chute saisonnière, ou d’une chute réactionnelle (liée au stress, accouchement, carence, déséquilibre hormonal...) mais peut-être d’une alopécie androgénétique, plus durable. Et là, direction le dermatologue.

Les facteurs qui aggravent le phénomène

Même quand la chute est parfaitement naturelle, certains éléments peuvent l’accentuer : fatigue, stress, carences en fer, zinc ou vitamine D, changements hormonaux, régimes restrictifs ou certains médicaments. Kelly Saviolo ajoute : « Le stress oxydatif, le manque de sommeil ou un mode de vie trop intense, fragilisent aussi la fibre et accélère le passage en phase de chute. »

D’ailleurs, homme ou femme, c’est le même combat. Tout le monde perd ses cheveux à l’automne, mais pas de la même manière. Chez les femmes, la chute est souvent plus visible à cause des longueurs, mais aussi des variations hormonales (grossesse, post-partum, contraception…). Chez les hommes, elle se confond plus facilement avec une prédisposition androgénétique déjà existante.

« Vos cheveux ne sont pas fragiles, ils réagissent »

Beaucoup culpabilisent inutilement. « On me dit souvent : mes cheveux sont faibles, ils cassent pour un rien », confie la pharmacienne. « En réalité, le cheveu est un tissu vivant, sensible aux variations internes et externes. Ce n’est pas une faiblesse, c’est une réaction ». Autrement dit : votre cuir chevelu ne vous lâche pas, il s’ajuste.

Les bons réflexes pour limiter la casse :

Pas de remède miracle, mais des gestes simples et réguliers :

  • Utiliser un shampooing doux, non détergent
  • Masser le cuir chevelu pour stimuler la microcirculation
  • Éviter les coiffures trop serrées et les brossages agressifs
  • Et surtout, dormir : « Le cuir chevelu récupère aussi la nuit », rappelle l’experte

Pourquoi de plus en plus de jeunes ont des cheveux blancs plus tôt ? La réponse en vidéo :

Comment choisir les bons produits « anti-chute » ?

Entre compléments, ampoules et lotions, difficile de s’y retrouver. Le bon réflexe : vérifier la présence d’actifs reconnus scientifiquement (vitamines B, fer, zinc, cystine, biotine, monolaurine…). Et fuir les promesses trop belles pour être vraies : « La repousse en une semaine, ça n’existe pas », sourit Kelly Saviolo. Un bon produit s’utilise au moins trois mois et doit être choisi selon la cause : passagère, hormonale ou génétique.

Chez Ducray, la fameuse gamme Anaphase est l’une des références pour accompagner les chutes réactionnelles. « Cette gamme permet de maintenir les cheveux en bonne santé », explique Kelly Saviolo. La lotion et le complément alimentaire Anacaps Tri-Activ agissent en duo. Le complément alimentaire permet de soutenir la vitalité et la résistance des cheveux grâce aux vitamines B3 et B6 et à la prêle des champs qu’il contient, et la lotion renforce la fibre dès la racine. L’objectif est de freiner la chute. On retrouve également d’autres marques intéressantes en parapharmacie telles que PHYTO, The Ordinary, René Furterer, Klorane...

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