Un bureau encombré, un plan de travail rempli d’objets divers, un hall d’entrée où se dispersent manteaux et chaussures, des papiers qui traînent partout, des armoires trop remplies… L’excès d’objets inutiles ou mal rangés et le désordre général finissent par nous épuiser physiquement et mentalement. Pour reprendre le contrôle de son espace, sans se décourager, on va chercher l’inspiration au Japon, où l’on prône l’harmonie du foyer et la simplicité fonctionnelle. On connaît évidemment déjà les astuces de Marie Kondo, on va donc se pencher ici sur une autre approche : le « tatami mental ». Plus qu’une technique, il s’agit d’une philosophie, qui invite à repenser son espace petit à petit, ou « tapis par tapis ».
Travailler sur un tatami imaginaire
Cette méthode repose sur une idée simple : se concentrer sur une zone à la fois, de la taille d’un tatami. Un tapis traditionnel japonais mesure environ 2 m2. On va donc se concentrer sur un espace restreint à la fois, sans se préoccuper du reste du logement. Tant que l’espace ciblé n’a pas été rangé, on ne passe pas à un autre. En se concentrant exclusivement sur une zone à la fois, on agit à son rythme et on réduit la charge mentale, le rangement s’effectuant pas à pas et chaque étape apportant de la satisfaction.
Comment procéder ?
On commence par cartographier visuellement son logement, « tatami par tatami » donc. On définit ensuite une première zone sur laquelle on va travailler. Cela peut être une partie d’une pièce – de 2m2 environ donc – ou un espace encore plus restreint : un tiroir, une table de chevet, un rayon d’une étagère…
Une fois la zone ciblée, on se concentre sur celle-ci. Pour les gens qui souffrent de problèmes d’attention, c’est sans doute le plus difficile ; il faut vraiment faire fi du reste et ne pas détourner son attention de la zone sur laquelle on a décidé de bosser. Les autres zones suivront…
Ensuite, on trie, on range, réarrange. Le désordre vient souvent du fait qu’on place des objets un peu par hasard, sans réfléchir à leur fonction. L’idée ici est de donner à chacun une place attitrée. Cette étape rejoint un peu les principes de Marie Kondo, car il s’agit de prendre objet par objet et de se demander s’il est à sa place, s’il est utile, s’il ne fait pas double emploi, si on y est attaché, etc. Certains objets seront ainsi conservés, d’autres déplacés, voire jetés.
Une fois la zone rangée, on passe à la suivante. Pour certaines zones, cela ne prendra que quelques minutes, d’autres, plus, mais la satisfaction sera bien présente chaque fois. L’avantage de cette méthode, c’est qu’elle permet de travailler sur le rangement pas à pas, à son rythme, sans contrainte. Il est par contre conseillé d’être régulier ; en travaillant sur une zone par jour par exemple.
Il faut évidemment aussi veiller à respecter la zone une fois qu’elle est rangée en n’y ajoutant pas de nouvel objet (sauf s’il vient remplacer un objet devenu obsolète et qui, lui, sera retiré). Mais aussi, lorsqu’on utilise un objet, on veille à bien le remettre dans sa zone ensuite. L’idée est donc de repenser son intérieur comme un ensemble de petites zones dédiées, où chaque objet aura sa place. Pour plus d’harmonie et de sérénité.
Découvrez en vidéo notre visite d’une maison bruxelloise des années 1920 :
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