
Hier soir, mardi 20 janvier, on a troqué nos chaussures contre... des chaussons. C’était le carton d’invitation un brin provoc’ de Pharrell Williams pour son show automne-hiver 2026-2027. Direction la Fondation Louis Vuitton, transformée pour l’occasion en une gigantesque caisse de bois. À l’intérieur ? La « DROPHAUS », une micro-architecture de verre posée au milieu d’un jardin zen et conçue avec le studio japonais Not a Hotel.
Sous les yeux d’Usher, SZA et John Legend, Pharrell n’a pas seulement présenté des vêtements, mais un art de vivre. Adieu bling bling, l’ère est au « timeless » et à la technologie invisible. Voici les 5 obsessions vestimentaires à retenir.
Décryptage : quelles sont les tendances que l’on verra partout en 2026 ?
1. Le « froissé » à mémoire de forme

C’est la fin de la tyrannie du fer à repasser. Pharrell introduit une nonchalance étudiée avec des pièces qui semblent intentionnellement vécues. La pièce maîtresse ? Une chemise froissée qui intègre de l’aluminium pour pouvoir être remodelée à l’envi. L’ambiance est effortless, mais en version ultra-luxe. En 2026, dans un monde en plein chaos, la perfection rigide devient quasi-suspecte. L’élégance se doit désormais d’être fluide, voire malléable.
2. Le tailoring « 007 »

Pharrell cache l’innovation dans la fibre : membranes imperméables régulatrices de température dissimulées sous des tissus nobles, ou filaments réfléchissants tissés directement dans la matière. Le résultat tient du dandy augmenté : ça à l’air classique, mais c’est hyper tactique. On adopte cette innovation pour le confort absolu qu’elle procure. La promesse de porter un costume qui respire et protège comme une parka technique, sans avoir l’air de partir en rando.
3. Le short oversize (même en hiver)

Pharrell persiste et signe sur sa silhouette signature. Le bermuda est large, taillé comme un pantalon de costume dont on aurait coupé le bas. Il se porte avec des mailles fines, jouant sur le contraste des volumes. L’allure évoque un écolier chic qui a grandi et pris du galon. L’alternative ultime au costume-cravate ennuyeux. Avec une liberté de mouvement qui casse les codes du bureau avec cette petite touche d’impertinence savament dosée.
4. La nostalgie analogique

Alors que le décor était futuriste, les accessoires, eux, regardent dans le rétro avec tendresse. On a vu défiler des sacs prenant la forme d’objets d’antan : téléviseurs cathodiques, réveils matin et téléphones filaires. C’est un clin d’œil ludique façon Back to the future à une époque déconnectée. Dans une ère ultra-numérique, on valide le second degré : porter un sac en forme de vieux téléphone est le snobisme ultime et devient l’accessoire conversationnel par excellence.
5. Le twist coloré

Si la base du vestiaire reste « tellurique » et utilitaire (beiges, bruns, gris, kakis), Pharrell refuse la morosité. Il réveille ces neutres avec des flashs soudains de couleurs «bubblegum» : du rose bonbon, du bleu bébé et du vert émeraude. Le ton se veut sérieux, mais pas triste. Adieu le total look gris déprimant. Ces touches de couleurs « allègent » la silhouette et la rendent plus actuelle sans tomber dans le déguisement.
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