
Avenue Dolez, à Uccle. Une rue tranquille, presque banale, bordée de maisons sans ostentation. Rien ne laisse deviner ce qui se cache derrière. Jusqu’à cette allée légèrement en retrait. Une maison d’architecte signée Bruno Erpicum apparaît, posée au calme, en lisière de bois. On s’attend presque à entendre débarquer le gros rap américain de la série, avec ses incrustations de prix qui s’affichent à l’écran et ses prises de vue parfaitement calibrées par drone. L’impression d’entrer dans L’Agence, la série Netflix qui suit la famille Kretz entre propriétés à huit chiffres et petits drames domestiques.
So Soir vous fait la visite : on a visité l’une des maisons vendues par les Kretz en Belgique
Pourtant ici, rien ne cherche à en mettre plein la vue. C’est subtil, silencieux. La maison s’organise autour de cette idée simple : se fermer à la rue pour mieux s’ouvrir sur la nature. Les volumes captent la lumière, les grandes baies vitrées cadrent la forêt comme un tableau. À l’intérieur, le béton lissé dialogue avec le bois, les lignes sont nettes, les matériaux bruts. Rien n’est décoratif, tout est là pour durer. Même les imperfections font partie du projet. Chez Erpicum, une fissure dans le béton n’est pas un défaut mais une signature.
Julie, le visage belge des Kretz
C’est dans ce décor que Julie Carlier nous accueille. Et si nous sommes ici aujourd’hui, ce n’est pas seulement pour visiter une maison. Mais parce que Kretz Real Estate a choisi Bruxelles pour lancer sa toute première franchise internationale. Et que c’est elle qui en porte le projet. Il faut dire que Julie Carlier connaît parfaitement le marché bruxellois. Installée depuis plusieurs années autour de la place Brugmann, elle s’est construit une réputation solide dans l’immobilier haut de gamme, bien avant que les Kretz ne deviennent un phénomène de pop culture. Elle a démarré modestement, dans un garage, avec une idée claire en tête : s’ancrer localement tout en gardant une ouverture internationale. « Dans le haut de gamme, les clients ne sont jamais dans un seul pays. Ils ont des biens à Bruxelles, à Paris, parfois ailleurs. Il fallait pouvoir suivre ce mouvement », explique-t-elle.
La rencontre avec la famille Kretz s’est faite presque naturellement, grâce à l’entremise d’une amie en commun. Quelques échanges, et rapidement, une évidence. « On partage les mêmes valeurs. Le travail, bien sûr, mais surtout l’importance de la relation humaine. » Ce n’est pas une simple franchise, insiste-t-elle, mais un partenariat. Dans cette maison d’Uccle, elle déroule sa manière de travailler, très concrète, loin des fantasmes télé. Lorsqu’on lui demande comment elle estime un bien comme celui-ci (...)»
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