Pourquoi les fêtards abandonnent de plus en plus les nuits blanches - The Day Club, le concept de clubbing de jour. - Camille Vernin

Pourquoi les fêtards abandonnent de plus en plus les nuits blanches

Danser jusqu’au bout de la nuit ? Très peu pour eux. Entre «bakery raves» à 8h du matin, DJ sets sans alcool et soirées qui se terminent avant le dernier métro, une nouvelle génération de fêtards réinvente complètement la vie nocturne. Plus consciente, mais pas moins euphorique.
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D.R.

Oubliez la bière plate à 3h du matin, l’odeur de clope froide et le dimanche passé en position fœtale à regretter vos erreurs de la veille. La fameuse « hangxiety » (contraction de hangover et anxiety), causée par une baisse de GABA (acide gamma-aminobutyrique, soit un neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux central) et de sérotonine, qui provoque irritabilité et inquiétude excessive. Mais pourquoi on s’inflige ça ? Ouf, une révolution est en cours. Son nom ? Le clubbing conscient. Son credo ? Faire la fête quand il fait jour. Enquête sur ces fêtards d’un nouveau genre qui disent non aux excès, sans renoncer à sortir.

Le dancefloor à l’heure du goûter ? Ce qui passait pour une excentricité berlinoise il y a quelques années est en train de devenir le nouveau Graal des citadins actifs. Dans une société où la productivité est reine et où les agendas sont saturés de « to-do lists » kilométriques, la fête traditionnelle – celle qui s’étire jusqu’à l’aube et réclame trois jours de récup’ – semble être devenue un luxe (ou un fardeau) que beaucoup ne veulent plus se payer.

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La fin de la dictature du « dernier debout »

Pendant des décennies, être « cool » impliquait nécessairement d’être le dernier debout, celui qui entend les oiseaux chanter sur le chemin du retour. Une pression sociale qu’a bien connue Charlotte Cooremans, la fondatrice de l’effervescent concept The Day Club à Bruxelles. « À l’époque, pour être cool, il fallait être fêtarde. J’ai beaucoup subi cette pression. Parce que moi, j’étais excitée à l’idée de rentrer à 23h pour lire un peu avant de dormir ! », s’amuse-t-elle aujourd’hui.

Ce changement de paradigme touche particulièrement les trentenaires et quarantenaires, ce que Charlotte appelle « l’âge de raison ». C’est cette période charnière où (...)»

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