
Il existe des village que l’on croise sans s’y arrêter et d’autres qui, une fois par an, se donnent entièrement à voir. Loenhout, hameau tranquille de la commune de Wuustwezel, fait partie de cette deuxième catégorie. Le temps d’un week-end, ce coin discret de la province d’Anvers troque son anonymat contre le titre de capitale belge de la sculpture florale.
Une tradition née d’une route
Tout commence en 1952, pour une raison qui n’a rien de spectaculaire : célébrer la rénovation de la route reliant Brecht à Loenhout. Un cortège de dix-huit chars fleuris, quelques fanfares, et voilà le premier bal du Corso improvisé dans les rues du village. Rien à l’époque ne laisse présager qu’une tradition séculaire vient de naître. Le succès, pourtant, ne s’y dément pas, puisque la télévision s’y intéresse dès 1959. Un prix du public voit le jour en 1965, jusqu’à ce que l’UNESCO reconnaisse, en 2013, le Bloemencorso comme patrimoine culturel immatériel.

Trois jours, pour un art éphémère
La préparation, elle, s’étale sur toute l’année. Les thèmes sont choisis au printemps, les chars construits l’été, avant que chaque sculpture ne reçoive près de 250 000 dahlias piqués à la main le second week-end de septembre.
Le programme 2026 s’ouvre le samedi 12 septembre avec le jour du piquage final des fleurs. Vous pourrez l’observer (et même y participer) dans les rues et profiter d’une première fête foraine sur la place Burg. Van Loovenplein. Le dimanche 13 septembre concentre l’essentiel des activités : marché aux puces dès 8 h, food-trucks, le grand défilé tant attendu à 14 h, suivi d’un second passage à 16 h et de la remise de prix. Le lundi 14 referme le week-end avec l’exposition des chars et le traditionnel bal du corso en soirée.
En pratique
- Où ? Loenhout
- Quand ? Du 12 au 14 septembre 2026
- Combien ? Gratuit pour les moins de 12 ans, 12 € la prévente, et 15 € sur place
- Plus d’infos : bloemencorsoloenhout.be
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