
Dans sa dernière chanson, Ta Jolie (extrait de son troisième album MINUIT, à paraître à la mi-novembre) elle évoque l’usure du couple, l’angoisse d’être quitté(e) alors que le quotidien se fait monotone. Une fois de plus, Camille Lellouche met des mots sur ce qui ne se dit pas, ou si peu.
Dans sa plume et dans sa voix, cela paraît presque facile d’extérioriser une émotion. Pourtant, ce serait presque une gageure pour quelqu’un qui est « très pudique avec les mots » dans sa vie intime, qui a d’abord fait passer ses émotions par le rire (comme bouclier). Mais voilà, nous dit l’actrice, humoriste et interprète, « ça me soulageait d’extérioriser ces peines, ces traumatismes », par l’écrit et le chant. « Ça me sauvait, en fait ».
Du parcours de Camille Lellouche, invitée du dernier Rollercoaster festival à Bruxelles, on connaît les bas, les épreuves (la violence conjugale, une période de dépendance à l’alcool). Les très haut : une carrière menée sur tous les fronts, les succès de Et je t’aime et N’insiste pas. L’hypersensibilité et la tenacité : « Quand tu sais que tu es faite pour quelque chose, il faut le faire à fond et travailler ! ». Et un attachement familial aussi, depuis toute petite, à ces grands-parents qu’elle veut continuer à honorer. « Je ne me voyais pas vivre sans eux... Maintenant, je n’ai pas le choix. Mais le but, aujourd’hui, c’est d’exister très fort pour les gens qui ont failli ne pas exister », nous confie-t-elle. Et Camille Lellouche existe en grand, sans faux-semblant.

Retrouvez l’interview dans son intégralité en cliquant ici (ou sur lesoir.be) et ce samedi en librairie dans votre SoSoir, supplément gratuit de votre quotidien Le Soir.
Sur le même sujet














