Audi A1 Citycarver : une citadine en habit des champs

Tout le monde le sait : la popularité du SUV est une question de look, pas une question de capacités "hors-piste". Alors, tant qu'à faire, pourquoi ne pas rhabiller une citadine façon "boots et chemise à carreaux" ?

Par Laurent Zilli. Photos : D.R. |

C'est ce qu'on a dû se dire chez Audi en imaginant cette nouvelle version de la petite A1. Et pour éviter toute confusion, on s'est montré on ne peut plus clair dans son appellation. Dans "Citycarver", il y a city, pas country. Bref, si elle ressemble à une petite Allroad, elle n'en est pas une, et la meilleure preuve, c'est que cette petite A1 n'a pas de transmission Quattro. Ni en série, ni en option.

À première vue pourtant, on pourrait croire que l'A1 a droit à son tour au traitement Allroad de ses grandes sœurs. Les suspensions sont allongées de 4 cm, les pneus sont un peu plus "épais", et la voiture reçoit les attributs esthétiques habituels, comme des protections de bas de bouclier style inox. Les garnitures de carrosserie sont en gros plastique noir.

Question look, ça le fait ! L'Audi A1 Citycarver mérite aussi des teintes joyeuses, éclatantes, comme l'orange ou le flamboyant rouge Misano. Et l'on regrette alors que les choses ne soient pas aussi enthousiasmantes à l'intérieur. Attention, l'A1 est une petite auto assez accueillante, l'habitacle est bien dessiné, mais on aurait aimé qu'il profite lui aussi de quelques idées "à la SUV", de petites transformations allant au-delà des touches de couleurs qui, il est vrai, égaient l'ambiance à bord. 

Une facture qui peut être salée

Quoi qu'il en soit, nous sommes toujours dans un habitacle Audi. La qualité de finition est de très haut vol et, entre le tableau de bord digital, l'écran XXL du système multimédia et l'équipement disponible sur la (longue) liste d'option, l'A1 justifie son statut de seul modèle premium du segment. Dans ses versions normales, cette A1 seconde génération a déjà considérablement amélioré le confort d'amortissement, qui était l'un des points de discussion de la première génération. Avec ses suspensions allongées et ses pneus plus généreux, la Citycarver est encore plus conciliante sur mauvais revêtement que le reste de la gamme. On retrouve une direction précise et légère, un train avant assez mordant et une excellente tenue de route.

Sous le capot de notre modèle d'essai, le moteur de milieu de gamme, 3 cylindres essence turbo 1.0 TFSI (116ch). Pour nous, c'est le moteur idéal dans cette voiture. Il existe une version 95ch, probablement un peu chiche mais on peut aussi opter pour un 4 cylindres 1.5 TFSI 150ch. Certes, il sera plus performant mais entre le supplément de prix exigé et le fait que le 116ch est déjà un moteur très vivant, agréablement rageur quand on active le mode Sport et apte à offrir un peu de plaisir sur les petites routes, on se dit que plus n'est pas indispensable. Car ici encore, il faut parler prix. L'Audi A1 Citycarver 95ch démarre à 23.090€. Notre 116ch démarre à 24.010€, mais avec un équipement de base. Si on veut en faire une citadine vraiment premium, la facture avoisinera alors les... 30.000€ !

L'Audi A1 Citycarver 30 TFSI en quelques chiffres

  • Moteur: 3 cyl., turbo essence, 999cc ; 116ch - 200Nm.
  • Transmission: aux roues avant.
  • Boîte: manuelle 6 rapports.
  • L/l/h (mm): 4.046/1.756/1.483
  • Poids à vide (kg): 1.491
  • Volume du coffre (l): 335 – 1.090
  • Réservoir (l): 50
  • 0 à 100 km/h (sec.): 9,9
  • Vitesse maxi (km/h): 198
  • Conso mixte (l/100 km): 6,1
  • CO2 (g/km): 137
  • Prix (€): 24.010

Les plus :

  • Look accrocheur
  • Finition Audi
  • Confort
  • Voiture pétillante

Les moins : 

  • Tarif vraiment premium
  • Impact du look SUV sur la conso
  • Intérieur pratiquement inchangé
  • Pas de version Quattro

 

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