« La Chronique des Bridgerton » : la série Netflix tendance qui inscrit « Gossip Girl » au temps de l’empire britannique

Amours impossibles, drames familiaux, ragots…Les déjà-vus se font ressentir dès les premières scènes de la nouvelle série Netflix. « La chronique des Bridgerton » serait-elle la « Gossip Girl » d’antan ? Décryptage.

Par nour chennoufi. Crédit photo : instagram/bridgertonnetflix ; DR |

Le décor de la nouvelle création originale Netflix a lieu au Londres du XIXème, mettant en scène Daphne (Phoebe Dynevor), fille ainée de la famille aisée des Bridgerton. À la recherche d’un mari pour devenir une femme accomplie, elle s’éprend du Duc de Hastings (Regé-Jean Page) tout aussi charmant qu’inaccessible. L’histoire d’amour impossible n’échappe pas aux oreilles d’une mystérieuse narratrice, Lady Whistledown, laquelle dévoile les secrets les plus profonds de l’élite anglaise. 

« La Chronique des Bridgerton » ravive sans aucun doute les souvenirs de la série pour adolescents « Gossip Girl » de 2007. Difficile de passer outre les similitudes entre les mésaventures de l’élite new-yorkaise et l’aristocratie londonienne du XIXème. Bien que les parallélismes soient flagrants, certains détails se démarquent, créant un penchant pour les Bridgerton au sein de l’audience. Quels sont les points communs et les différences entre les deux séries captivantes ? Explications.

On remonte le temps…sans trop de changements

Les ingrédients qui ont fait le succès de « Gossip Girl » sont réunis ! Même lorsqu’on troque l’Upper East Side pour le Londres du XIXème siècle, on retrouve l’ombre d'une chroniqueuse anonyme. Lady Whistledown est douée pour mettre en lumière les secrets tumultueux de chacun des protagonistes dans ses fameux billets quotidiens. Les personnages de « La Chronique des Bridgerton » sont pour la plupart de riches débutants. Ils vivent dans des manoirs luxueux et entament leurs premiers pas dans la société sous l’œil critique de leurs familles respectives et de la Reine d’Angleterre. On n’est pas loin des personnages phares de Blair Waldorf, Serena Van Der Woodsen ou encore Chuck Bass. Comme pour l’élite new-yorkaise, on comprend qu’au sein de la haute société londonienne du XIXème, la réputation ne tient qu’à un fil…ou à une rumeur. 

Un tout nouvel angle

Entre les robes de bal, les répliques parfaites et le charisme sidérant des personnages, « La Chronique des Bridgerton » gagne en points. Il est clairement plus facile de copier le style vestimentaire de S. ou de B., mais il faut avouer que le charme de la série Netflix repose en partie dans le changement d’époque. Mieux encore, « La Chronique des Bridgerton », produite par Shonda Rhimes (créatrice de la série Grey’s Anatomy), balaye d’un revers de main les critères ethniques et les non-dits sexuels bien que le décor ait lieu au XIXème siècle. 

En effet, la régence anglaise se veut inclusive : une reine d’Angleterre aux racines africaines, des aristocrates aux origines asiatiques. Le racisme n’est point retrouvé dans les propos des personnages, pas même dans la chronique mondaine de Lady Whistledown. Autre point frappant, les personnages de « Gossip Girl » semblent être parfaitement conscients de leur sexualité et savent en jouer, ce qui ne semble pas être le cas pour Daphne dans « Bridgerton ». La série brise les non-dits sexuels pour émanciper la protagoniste à la recherche de son intimité. Une preuve que l’éducation sexuelle est encore moins taboue à l’écran.  

 

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