L’Amour Fou : le mythique restaurant bruxellois devient un comptoir à manger

Depuis 1985, cette institution de la place Fernand Coq ne cesse de se réinventer. Si la plupart des étudiants y couraient pour leurs délicieux burgers, l’Amour Fou devient maintenant un comptoir où les plats sont non seulement plus gourmets, mais où ils se partagent. 

Par Anissa Hezzaz. Photos : D.R. |

Quand on évoque l’Amour Fou, on est un brin nostalgique et on pense à toutes ces soirées estudiantines où l'on s'y déhanchait. Pour boire, pour manger, pour déjeuner, mais aussi pour danser, l’Amour fou c’était à l’époque ce bar ultra branché qui attirait tous les Bruxellois de la capitale et qui avait su se démarquer des vieux bistrots de quartier. 

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Depuis son ouverture il y a plus de 35 ans, l’établissement a évolué en même temps que nous : après le divin bolo sur lequel se ruaient tous les étudiants de passage, c’est pour ses burgers originaux que la majorité des Bruxellois s’y rendaient durant un temps. Désormais, c’est un tout autre concept que les propriétaires souhaitent mettre en avant, comme nous l’explique Matthieu Puillon, le gérant du restaurant : « On n’aime pas faire ce que tout le monde fait, on a donc eu l’idée de faire un comptoir-cuisine, car il n’y en avait pas encore dans le quartier ». Pour se réinventer et proposer quelque chose d’innovant, il a fallu deux confinements pour que Matthieu se mette au centre de son projet : « Avec la crise, j’ai dû repenser à une formule avec un minimum de personnel et j’ai imaginé un scénario que je n’avais jamais envisagé jusque-là : me mettre au centre de la cuisine ». 

Des plats à partager 

Originaire de Bretagne, Matthieu décide dès lors de mettre en avant les produits de la mer qu’il maîtrise bien : « J’aime travailler le poisson et les crustacés, car c’est ce que je connais le mieux ». Ici, on retrouve à la carte un poisson cru, un poisson grillé et un poisson en sauce, sans oublier quelques classiques incontournables twistés en version mer. Ainsi la salade César s’accompagne d’algues pour un plat plus iodé, la burrata est servie avec des anchois confits, sans oublier le fameux spaghetti bolognaise qu’on y sert désormais avec du homard ! Il le reconnait, le homard fait partie des produits de luxe, toutefois pas question pour lui de matraquer sa clientèle avec ce genre de produits : « Certains poissons comme le mulet par exemple ont mauvaise presse pourtant on peut manger de très bons poissons qui ne sont pas forcément chers, il faut juste s’y connaître un peu ». Et ça tombe bien, car Matthieu en connait un rayon à ce niveau-là. Il a d’ailleurs choisi de privilégier des poissons issus de la pêche durable comme la pêche à la ligne. Il travaille ensuite ses produits au gré des arrivages et de ses envies. On pourra par exemple y commander une plancha avec  entre autres des rillettes de maquereau, de l’aiglefin mariné au saké, des anchois marinés, du tarama ou encore un tartare d’algues. 

Il n’y a pas que dans l’assiette qu’un grand changement a été opéré, la déco de l’Amour Fou a aussi fait peau neuve : le grand bar qui trônait dans la salle principale a été divisé en deux pour faire d’un côté le coin cuisine où l’on y voit Matthieu en personne s’atteler à ses différentes préparations, de l’autre, le bar où l’on y sert toujours des cocktails. 

Et parce que le restaurant se veut toujours être un lieu de rendez-vous par excellence on y sert aussi des brunchs le dimanche. Là encore le poisson est mis en valeur dans l’assiette, mais il existe de nombreuses alternatives : « On propose des gaufres réalisées à partir de farine de sarrasin et on les décline en version sucrée, avec du chocolat, de la banane et des fruits pour la gourmandise, ou en version salée avec du bacon grillé, des œufs pochés ou du tofu pour les végétariens », nous détaille Matthieu. 

Découvrez à quoi ressemble le restaurant en images : 

L'adresse ? Chaussée d'Ixelles 185, 1050 Ixelles. 

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