
Après Le Toucan sur Mer, c’est une nouvelle institution qui s’éteint à Ixelles : Tarzan. L’adresse connue des habitués emporte avec elle un pan important de l’histoire du vin nature à Bruxelles. À l’heure où ces glouglous sans intrants chimiques coulent à flots dans la capitale, on oublierait presque qu’il y a dix ans, le pari était loin d’être gagné.
Vin : six faux pas qui révèlent que vous êtes un novice
Un pari fou en 2016
Car quand Coralie Rutten lance Tarzan en novembre 2016, inscrire du vin « nature » à la carte relevait encore du geste marginal, voire carrément risqué. Le mouvement manquait alors de visibilité, et surtout du public qu’il connaît aujourd’hui. Dans un décor sobre et dépouillé, l’adresse de la rue Washington a pourtant tout de suite trouvé son ton : imposer une sélection ultra-engagée, tournée vers les vignerons indépendants et les bouteilles sans artifices.
Au fil des années, l’équipe s’est agrandie. Sous la houlette de Typhaine, Christophe et Isis, et épaulés par le catalogue de leur importateur partenaire Julien (Vin Naturel), ils ont éduqué les palais bruxellois à ce nectar d’un nouveau genre. Une expertise partagée juste à côté chez Jane, la cave jumelle indispensable pour ramener chez soi les pépites goûtées au comptoir.
Un peu plus qu’un bar
Mais on ne venait pas chez Tarzan uniquement pour intellectualiser l’absence de soufre dans son verre, mais pour les assiettes de saison à partager (dont leur fameux houmous), mais surtout pour l’humeur. L’équipe gérait autant le conseil en vin que le tempo de soirées mémorables.
« C’est la fin d’une longue histoire, mais les souvenirs, eux, restent », a confié l’équipe sur ses réseaux sociaux. La fierté reste entière : celle d’avoir défendu les artisans derrière chaque étiquette et installé durablement le vin vivant dans le paysage bruxellois.
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