Quand le confinement avec un chat inspire un photographe belge

Beaucoup vivent depuis près de deux mois enfermés avec leur animal de compagnie. Certains ont même plutôt le sentiment de vivre chez ce dernier plutôt qu’avec lui. De quoi créer des situations parfois cocasses, et inspirer un projet vidéo tout en légèreté et en humanité à un photographe bruxellois…

Par Sigrid Descamps. Photos : Pierre Marino-Smette, sauf ouverture Unsplash. |

Ils vivent à Bruxelles, New York, Ibiza, Montréal… En appartement, dans une maison, avec ou sans jardin, célibataire, en couple, jeunes, moins jeunes… Ils partagent tous un point commun : durant le confinement, ils se sont retrouvés enfermés avec leur(s) chat(s). Et en témoignent, souvent avec humour, devant la webcam de Pierre Marino-Smette dans le cadre de son projet « En confinement chez mon chat ».

Une idée qui a germé de façon presque évidente chez ce photographe de rue, privé de son terrain de jeu habituel. « J’aime avant tout les gens, les rencontrer ou tout au moins les croiser furtivement, le temps de partager un pan de leur histoire, au coin de la rue. Le confinement a rendu l’exercice de mon art quasiment impossible, sauf si l’on aime le port du masque sur toutes ses photos, ce qui n’est pas mon cas. Des rues vides et une ambiance à la ‘Black Mirror’ ne me permettent pas de m’évader. Je me sentais assez frustré, j’avoue. Comme je vis avec en confinement avec mon chat (mais aussi avec mon mari), j’ai pensé à ses congénères coincés avec ‘leur humain’. Comment vivent-ils cette collocation forcée? J’ai alors décidé d’aller à la rencontre de gens – et chats - du monde entier pour voir comment ils vivaient le confinement. »

 

 

 

Des archives légères

D’un entretien d’une trentaine de minutes, Pierre tire une vidéo de 2, 3 minutes et… des photos. « J’ai pu m’offrir de vraies séances virtuelles. Les gens suivent mes directives, autant que faire se peut, en fonction des humeurs de leur compagnon félin (rires). Leur téléphone en mode selfie, je fais des captures d’écran en direct. L’idée est, dans un premier temps, de publier les vidéos sur Facebook et sur Youtube – j’en publie deux, trois par semaine - , mais après le confinement, j’espère pouvoir monter une installation vidéo et une exposition regroupant tous les participants. »

Ils sont une trentaine actuellement à avoir répondu à l’appel de Pierre. Des amis, des connaissances, mais aussi de parfaits inconnus, qui l’ont contacté par le biais de sa page Facebook. « C’est devenu pour moi une façon légère de garder une trace de cette période inédite, et espérons-le, unique, que nous traversons tous. Mais au-delà de cela, en ouvrant la fenêtre virtuelle d’autres appartements, ce projet m’a permis, avant tout, de respirer. Les heures passées sur les tournages et montages de ces vidéos m’empêchent de sombrer dans la dépression. Au final, j’espère avoir pu me changer les idées, mais aussi, celles des participants et enfin, des spectateurs. »

 

Toujours avide de rencontres, même virtuelles, Pierre poursuit toujours ses entretiens. « Même si l’on va progressivement vers le déconfinement, le confinement est toujours en cours, et plus encore dans d’autres pays, où il est encore plus strict. Je recherche donc toujours plus de témoignages du monde entier. » Vous ou vos amis, en Belgique et à l’étranger, vivez confinés avec un chat ? N’hésitez pas à contacter Pierre !

 

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