Votre enfant ne croit plus à saint Nicolas ? Comment réagir en 3 astuces

Ca y est, après 4 ou 5 ans de légendes et de petits arrangements pour faire perdurer le rêve, il vous regarde, les sourcils froncés et, pour de bon, vous demande des comptes sur l’existence du Grand Saint. Histoire de ne pas s’embourber dans le mensonge de trop qui ruinerait sa confiance en vous, il est temps d’affronter… 3 astuces pour s’en sortir sans crise de larmes.

PAR INGRID VAN LANGHENDONCK. PHOTO: Pexels / pixabay. |

1. Ne pas nier

Une fois le doute insinué dans l’esprit de l’enfant, il fera jouer son sens de la déduction et très vite l’évidence lui sautera aux yeux. Que ce soit d’ailleurs pour la petite souris ou le Père Noël, il faut à un certain moment admettre, mais sans dramatiser. Comment ? En amenant l’enfant à dresser ses propres conclusions. Ne multipliez donc pas les explications foireuses ou improbables. Quand vous sentez qu’il est prêt à l’entendre, répondez à ses questions en lui demandant « Et qu’en pense-tu, toi ? Si ce n’est pas Saint Nicolas, qui donc amène ces cadeaux ? Et pourquoi ? » Amenez-le à tirer ses propres conclusions en faisant fonctionner son sens de la déduction, de manière un peu ludique. Il aura davantage l’impression de dénouer une énigme plutôt que de voir ses certitudes s’effondrer.

2. Le valoriser

Une fois la bombe lâchée, félicitez-le de son esprit d’analyse, expliquez lui que des personnages comme Saint Nicolas sont en effet une invention des grands pour faire rêver les petits, mais que, lui, il est grand aussi à présent et qu’il entre donc dans le cercle de ceux qui peuvent à leur tour contribuer à faire rêver les plus petits. Il se sentira valorisé et ne ressentira pas le besoin d’aller lancer l’alerte auprès de ses petits frères et sœurs ou camarades d’école. Assurez-le que la fête, elle reste un moment privilégié en famille et que la date restera spéciale, quoi qu’il arrive.

3. Ne pas compenser

La tentation est grande ensuite (surtout pour les grands-parents) d’en faire un peu trop afin de compenser ce que l’on considère (à tort) comme l’anéantissement d’un de nos rêves d’enfant. Ne multipliez pas les cadeaux cette année-là, mais transformez la surprise du réveil en chouette petit déjeuner en famille. Transposez la féérie au sein de votre foyer et plutôt que de préparer carotte et chaussons, décorez la maison ensemble… La lettre au Grand Saint peut également rester, sous forme de jeu avec l’enfant à qui l’on laisse choisir ses cadeaux dans un budget donné, pour lui apprendre  à calculer, à choisir et à échanger avec vous sur les jeux qu’il aime…

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