Trois réserves naturelles méconnues à Bruxelles

A pied, seul ou en famille, pour flâner gentiment en prenant l’air.

Par Damien Bodart. Photo : Flickr - Stephane Mignon. |

Le week-end dernier, le très urbain festival Couleur café quittait le site de Tour et Taxis pour les frondaisons du très méconnu parc d’Osseghem, à un brin d’herbe de l’Atomium. Mais des parcs oubliés, il en existe d’autres dans la Capitale, bien dissimulés ou simplement hors des circuits habituels. On vous en suggère trois, particulièrement sauvages, pour apprendre à aimer la ville autrement.

Le Scheutbos

Molenbeek-Saint-Jean. Un nom qui fait toujours un peu peur, et c’est bien dommage, parce que la grande commune de l’Ouest de Bruxelles recèle de magnifiques écrins de verdure. Le plus sauvage, le plus agréable, c’est certainement le Scheutbos. Logé en bordure extrême de la Région, ce site naturel boisé à large biodiversité s‘étend sur pas moins de 50 hectares, entre zones marécageuses, chemins détournés et même quelques vaches rustiques de race Galloway. Bruxelles comme vous ne l’avez jamais vu.

Accès : rue du Scheutbosch, 1080 Molenbeek-Saint-Jean

La vallée de la Pede

La plupart des automobilistes l’enjambent sans le savoir, quand ils défilent sur le ring, à hauteur d’Anderlecht. La vallée de la Pede fut la dernière vraie zone rurale de la Région bruxelloise, débouchant sur le Brabant flamand et son large horizon de champs. Dissimulés entre plusieurs complexes résidentiels ou de services, une succession de jolis parcs totalement sous-estimés l’égrènent toujours aujourd’hui : Neerpede, le parc des Etangs, le parc Vives. Des terres cultivées, des zones humides bordées de saules, des prairies, des haies, des petits ponts, des vaches. D’accord, ce n’est pas la hêtraie cathédrale de la Forêt de Soignes, juste le dernier vestige bruxellois des paysages typiques du Pajottenland.

Flickr : Stephane Mignon.
Accès : rue de la Pede, 1070 Anderlecht.

Le parc Duden

On le confond souvent avec le parc de Forest, limitrophe. Erreur, car le parc Duden, c’est tout sauf une bête prairie où s’éparpillent les familles nombreuses dès les beaux jours venus. Témoin du passé sylvestre de la commune, cet espace de 23 hectares au relief particulièrement vallonné est surtout un enchevêtrement de chemins ombragés bordés de hêtres, de frênes, de bouleaux, de châtaigniers. Ceux qui ne le connaissent pas peinent à y croire mais on peut s’y balader longuement sans croiser grand monde, dans une nature presque intacte, voire s’y égarer à l’occasion. Une bulle de fraîcheur et de solitude en pleine ville, même quand les cris des supporters de l’Union Saint-Gilloise, dont le stade est planté à l’entrée du parc, supplantent celui des oiseaux.

Flickr : Stephane Mignon.
Accès : square Lainé, avenue Gabriel Fauré, avenue Victor Rousseau, 1190 Forest.