
Des fortes inondations se sont abattues ces derniers jours sur l’Espagne. Les pluies diluviennes, qui ont été intensifiées par le changement climatique, ont fait plusieurs centaines de mort. Dans certaines régions, des pluies d’une année entière sont tombées en l’espace de huit heures, laissant des personnes piégées dans leur maison face aux eaux de la crue. Les agriculteurs font quant à eux face à des champs complètement inondés. On estime qu’il s’agit de la pire catastrophe naturelle du pays depuis 30 ans.
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Les oranges, mandarines et kakis…
Le mois de novembre signe généralement la période de récolte des agrumes. Néanmoins, cette année, des milliers d’hectares ont été détruits, les axes de transports sont perturbés et l’électricité n’a toujours pas été rétablie à certains endroits. Les pertes agricoles sont « catastrophiques » et ses conséquences « incalculables », selon les mots du syndicat espagnol d’agriculture Asaja. Or, on le sait, une grande partie des fruits et légumes que l’on retrouve dans nos rayons viennent d’Espagne. Résultat, on peut s’attendre à des pénuries dans les semaines à venir, accompagnées forcément d’une hausse des prix. Les agrumes seront particulièrement visés. Chaque année, la péninsule ibérique en produit en moyenne 6 à 8 millions de tonnes, dont une partie dans la région de Valence. Mais d’autres produits sont également concernés, notamment les légumes et le riz.
Une situation toujours instable
« La saison avait démarré en orange. Ça diminue largement les volumes en termes de kilos. Et le peu qu’il reste forcément coûte une fortune. À moins qu’un pays limitrophe intervienne, cela risque d’avoir une incidence très importante sur le prix final », confiait ainsi une société d’importation et d’exportation de fruits à Rungis à Europe 1. Les récoltes de kakis et de mandarines ont été globalement perdues elles aussi. En cause ? Les arbres immergés plusieurs jours sous l’eau risquent de voir leurs fruits pourrir. La chaleur et l’humidité entraînent quant à elles le développement de champignons. Les agriculteurs feront le bilan à mesure que les routes rouvriront et qu’ils pourront accéder à leurs champs. La situation ne devrait donc pas se débloquer de sitôt. D’autant plus que la région de Valence a été placée en « alerte rouge » aux inondations ce mercredi 13 novembre.
Une catastrophe financière pour les agriculteurs et les exportateurs. Quant aux consommateurs, il s’agira tout simplement de se tourner vers des fruits et légumes de saison et produits localement. Pommes, poires, pleurotes, chicons, chou rouge, champignon… Il faudra être créatif, ou tout simplement cohérent. Car, oui, les inondations en Espagne sont directement en lien avec le réchauffement climatique. Et continuer à consommer des fruits et légumes importés de l’étranger ne contribue évidemment pas à arranger le problème…
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