Mosimann : « Ce n’est pas sur scène que je me sens pas puissant, mais depuis que je suis papa » - Charlotte Vanbever

Mosimann : « Ce n’est pas sur scène que je me sens pas puissant, mais depuis que je suis papa »

Il se sent vraiment bien, Mosimann. Jamais il n’a été autant aimé. Là, il parle de sa fille. La paternité lui a donné un sentiment d’invincibilité, nous glisse-t-il. Lui qui avoue « avoir eu longtemps l’impression de ne pas être au bon endroit », ne s’est jamais senti autant à sa place dans son métier qu’aujourd’hui. Retour sur le parcours inattendu du DJ hybride le plus tendre de la planète électro.
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C’est fou comme, sans le vouloir, on est parfois rattrapé par le passé. Ce jour-là, dans les coulisses des Francos de Spa, Mosimann en a fait l’expérience. Une bonne expérience, mais qui l’a ramené loin en arrière. Alors qu’on s’apprête à s’installer, il aperçoit, quelques tentes plus loin, un jeune homme. Ils se prennent dans les bras, discutent avec enthousiasme. Mosimann nous expliquera, quelques minutes plus tard, qu’il s’agissait de Mathieu Edward, « le batteur de Matt Pokora, mais aussi le Mathieu avec qui j’étais en finale de la Star Ac’ 7. On a vécu des moments si forts et se voir ici, être encore là, ça fait du bien ». Sa victoire – « j’ai le trophée au bureau mais je n’ai toujours pas capté que j’avais gagné » – remonte à… 2008. Autant dire que, depuis, il en a fait du chemin, le Franco-Suisse (présenté à l’époque comme Quentin) aux cheveux en pétard, façon dandy grunge. Et on ne parle pas qu’en matière de look. « Entre-temps », sourit-il, « la Star Ac’ est devenue hype. Tout arrive, c’est fou ! » – ce jour-là, les ex-académiciens Helena, Marine et Charles Doré se produisaient sur différentes scènes des Francos. Comprenez entre les lignes qu’il y a vingt ans, le télécrochet donnait beaucoup moins la carte.

J’aime beaucoup porter les vêtements Jeanne Friot parce que ce qu’elle défend, la communauté LGBTQ+, les minorités, je partage ces mêmes valeurs

Alors, Mosimann s’est armé de patience, a fini par persévérer dans ses choix et ne pas s’en laisser conter. Il a pris beaucoup de chemins de traverse. Plutôt que de suivre des modes, il a mélangé les genres (jazz, électro et chanson populaire), créé des concepts comme celui de « Dream Track » – en réalisant, à partir de différents sons, la chanson « rêvée » de célébrités, il cumule plus de 300 millions de vues sur les réseaux. Mais tous ces détours l’ont mené là où il le voulait : sur les scènes du monde entier, derrière les platines, à faire danser les gens. Il pourrait s’en enorgueillir. Mais non. « Le jour où tu te dis que tu es arrivé là, il faut arrêter, parce que tu n’as alors plus peur. » Il se souvient de ce jour, dans sa carrière, où il a réalisé qu’il n’était « pas à (sa) place » (…)

Depuis que je suis un papa, je me sens héros. On ne m’a jamais aimé comme ça. Ça me remplit entièrement. Je suis invincible
Mosimann : « Ce n’est pas sur scène que je me sens pas puissant, mais depuis que je suis papa » - Pierre Daschier - Charlotte Vanbever
Pierre Daschier

Retrouvez ici l’interview de Mosimann dans son intégralité (sur www.lesoir.be) et dans votre So Soir ce samedi en librairie en supplément gratuit du journal Le Soir.

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