
La génération Z faisait récemment parler d’elle à travers le concept de l’Arbitrage Airbnb dont le principe est de s’enrichir plus facilement. Elle est également de plus en plus adepte du mariage lavande qui réinvente les codes du couple traditionnel. Mais les jeunes nés entre 1995 et 2010 bousculent également les codes du monde du travail. La preuve avec le conscious unbossing.
En vidéo : près de la moitié des Belges s’ennuient au travail selon une étude
En quoi consiste le conscious unbossing ?
Il y a encore quelques années, obtenir un poste avec des responsabilités constituait le graal pour certaines personnes avec l’impression d’avoir atteint ses objectifs professionnels. Mais la génération Z semble avoir changé de point de vue. Des responsabilités ? Très peu pour elle. Cela serait une source de stress et une entrave à leur épanouissement personnel et plus globalement à leur bien-être. Selon une étude menée par le cabinet de recrutement Robert Walters en septembre 2024, un jeune salarié sur deux de moins de 30 ans, ne souhaite pas de poste à responsabilité. De plus, 16 % des interrogés refusent tout emploi impliquant la gestion de subordonnés directs. La génération Z perçoit les postes à responsabilité comme une contrainte avec en prime des sacrifices, et ce, que ce soit dans les petites, moyennes et grandes entreprises.
Mais de quoi la génération a-t-elle alors envie dans le monde du travail ? Elle est à la recherche d’un rythme tranquille, sans pression, quitte à s’enfermer dans une routine. Si cette dernière devait à tout prix être évitée auparavant, cela ne semble plus être le cas. La génération Z souhaite un travail plus cool, plus relax, avec des horaires fixes mais aussi davantage de clarté dans les tâches demandées pour éviter toute confusion et donc une nouvelle source de stress. Elle demande également des missions similaires, confirmant ainsi un mode de vie plus routinier.
Les retombées du Covid encore bien présentes
Comment expliquer cette envie de tranquillité ? Les jeunes de la génération Z ne veulent pas faire comme les générations précédentes. Sans doute ont-ils vu leurs parents rentrer à la maison fatigués, stressés après une journée au bureau. Autant d’images qui les ont marqués et confirmé leur souhait de ne pas s’inscrire dans le même schéma professionnel que leurs aînés. Le conscious unbossing démontre également que le travail ne fait plus partie des priorités de la génération Z. Elle veut avant tout privilégier sa santé mentale mais aussi des temps pour elle et ses proches. Réussir sa vie professionnelle ne passerait pas, ou en tout cas plus, via une promotion, un poste à responsabilités, mais simplement par le fait de se bien se sentir au bureau sans ressentir le moindre stress.
La génération Z a comme tout le monde subi de plein fouet la crise sanitaire. Les périodes de confinement lui ont permis d’apprendre à ralentir, à trouver du sens, à adopter un mode de plus slow, où on prend le temps. Une philosophie de vie qu’elle souhaite aussi transposer dans son milieu professionnel. En plus de ne plus souhaiter de responsabilités, la génération Z prône également l’envie de redéfinir la notion de leadership. Un bon manager est selon elle quelqu’un capable d’être dans l’écoute, l’échange, le conseil, l’humilité et plus seulement quelqu’un donnant des directives. Selon un rapport de Terra Nova, 40 % des jeunes âgés de 18 à 29 ans acceptent encore les décisions de leur hiérarchie « par principe ». En revanche, 43 % n’exécutent ces décisions que lorsqu’elles les jugent rationnelles et compréhensibles. Plus de rapports humains, moins de stress, un rapport à la hiérarchie bousculé, la jeune génération rebat les cartes du monde du travail. En attendant, d’autres changements ?
Ne manquez plus aucune actualité lifestyle sur sosoir.lesoir.be et abonnez-vous dès maintenant à nos newsletters thématiques en cliquant ici.
Sur le même sujet














