On ne présente plus le chef Kevin Lejeune. Sacré « Jeune chef de l’année » pour la région bruxelloise par le guide Gault & Millau en 2021, il a fait ses armes auprès de grands noms de la gastronomie. Une expérience qui lui a permis d’affiner son savoir-faire et de développer un style culinaire singulier, alliant technique, créativité et amour des produits.
En 2019, le chef s’était lancé en solo avec la reprise de La Canne en Ville, dans le centre de la capitale, avec lequel il avait alors décroché sa première étoile l’année suivante. Avant d’installer celui-ci au rez-de-chaussée du Steigenberger Wiltcher’s en 2022. Une aventure qui a hélas pris fin en octobre 2024.
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Un resto qui vise haut
Nous ne doutions toutefois pas de voir le chef rebondir. De fait, en mars prochain, il s’installera derrière les fourneaux du Chaga, une nouvelle adresse gastronomique, qui tire son nom d’un champignon aux vertus médicinales, et qui prendra place au dernier étage du 21 avenue Marnix, entre la Porte de Namur et Trône.
« Ma vision de la cuisine s’accorde parfaitement avec le concept de Chaga : travailler les matières premières – y compris les plus ordinaires – pour en extraire des saveurs qui captiveront le palais de nos convives. Mon objectif ? Que chaque bouchée devienne une expérience inoubliable. Sans fioriture ni surenchère. Un retour à l’essentiel et à la sincérité du produit », commente le chef.
Pour renforcer le caractère distinctif de sa cuisine, Kevin Lejeune mise notamment sur l’utilisation du robata, barbecue japonais traditionnel, élément central de la cuisine du lieu. « Le robata n’ouvre pas seulement la porte vers d’autres formes de cuisson, explique le chef. Il élargit également notre horizon culinaire et nourrit l’inspiration. Cette flamme, brute et vivante, apporte une profondeur et un caractère incomparable aux aliments. Elle nous incite à repousser les limites techniques pour explorer de nouvelles perspectives. »
Autre changement pour le chef : plus d’interaction avec les convives, grâce à un agencement particulier de l’espace, articulé autour d’un imposant comptoir ouvert sur la cuisine. « J’ai toujours rêvé d’une grande cuisine ouverte sur la salle. Plus qu’un espace de travail, cet aménagement offre une réelle proximité, mais aussi des moments de partage avec les clients. Aussi, le fait d’être observé tout au long de la soirée nous impose une discipline sans faille, mais cela ajoute une dimension unique à l’expérience. »
Notons enfin que la décoration a été confiée à la Maison Sarah Lavoine, qui, dans la lignée des assiettes du chef, a opté pour un mariage habile entre matières luxueuses et textures audacieuses. Vivement le printemps que l’on découvre ce projet en live !
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