
Une position de leader
Avec 10,87 millions de véhicules (voitures et utilitaires légers) vendus dans le monde l’année dernière, Toyota a conservé son statut de numéro un mondial du secteur automobile. Alors certes ses ventes se sont contractées de 3,7 %, mais son principal concurrent, Volkswagen, qui a vendu 9 millions de véhicules sur la période, accusait lui aussi une baisse de ses performances (-2,3 %). C’est d’autant plus une prouesse, que le groupe Toyota (dont font partie Daihatsu et Lexus) a vu ses ventes chuter de 20 % au Japon, son marché intérieur, suite aux rappels de la Prius hybride et aux soupçons d’irrégularités des tests de certification de ses véhicules.
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Toyota porté par ses modèles hybrides
Toyota a réussi à tirer parti de sa technologie hybride, dont il s’est fait le spécialiste depuis l’introduction de la première Prius en 1997. Là où tous ses concurrents ont avancé leurs pions sur l’électrique, le Nippon a persisté et signé avec l’hybride, et, au contraire, lancé peu de modèles à batteries. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : la marque a écoulé 140 000 véhicules électriques en 2024, contre 4,2 millions de véhicules hybrides. Ces derniers représentent même désormais 40 % des ventes américaines du groupe, alors que les États-Unis sont traditionnellement un marché où le thermique (non hybridé) est roi. Mais Toyota était en difficulté en Chine (-7 %), chahuté par les nombreux acteurs chinois et notamment BYD, qui a vu ses ventes mondiales bondir de 41 % en 2024. Pour remonter la pente, le groupe n’aura donc d’autres choix que d’investir dans l’électrique, très populaire dans l’Empire du Milieu.
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