Qui est derrière le projet ?
Valérie Cornelis, ancienne danseuse et chorégraphe reconvertie depuis plus de 15 ans dans la communication. Passionnée par tout ce qui touche à la création, avec un intérêt particulier à la mode, elle tombe sous le charme du Sénégal lors d’un voyage professionnel en 2017. Elle s’y rend alors régulièrement et s’y lie d’amitié avec la famille du petit Mouhamed, dont elle devient la « maman de cœur » et pour qui elle décide de s’investir. Entre autres par le biais d’un projet professionnel qui unit ses coups de cœur.
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De quoi s’agit-il ?
Sen&Val (pour « Sénégal » et « Valérie ») propose principalement des vêtements, pour femmes (robes, kimonos, jupes, pantalons, blouses…) et hommes (T-shirts et chemises), inspirés par l’Afrique. Les tissus, à base de soie, mousseline ou wax, proviennent du Sénégal et les pièces sont réalisées par des artisans locaux. « J’achète également des créations locales comme des sacs et bijoux. »
Développement
Inspirée par ses voyages, Valérie avait lancé une première marque de mode éthique, Sista’s, en 2019. « Le Covid est hélas passé par là, mais l’envie de créer des vêtements est restée. » Le second mouvement sera initié au contact de la famille de Mouhamed : « Son père, Ibrahima, est un couturier remarquable. Il a de l’or dans les mains et pourtant, il peine à en vivre. En parallèle, chaque fois que je vais là-bas, je suis subjuguée par les coupes et les couleurs des vêtements des Sénégalaises, et par la beauté des tissus sur les petits marchés. L’idée de Sen&Val est partie de tout cela… »
Le projet a mis trois ans à voir le jour, le temps de l’affiner, de trouver les partenaires, de créer les prototypes, lancer la production… « La marque a été lancée en juillet 2024. Concrètement, j’achète mes tissus au Sénégal, qui sont la base de tout. Le nombre de pièces dépend de la quantité de tissu disponible. La production est donc limitée et je fonctionne par capsules, en tenant tout de même compte des saisons, pour le choix des couleurs notamment. J’imagine et dessine les modèles et tout est confectionné là-bas. Ibrahima réalise toutes les pièces pour hommes et une partie de celles pour femmes. Un jeune couturier s’occupe du reste. Un vieux vannier réalise les sacs en osier. Les bijoux sont faits à la main par des femmes. » Car à travers Sen&Val, Valérie entend aussi mettre en lumière des savoir-faire, peu valorisés dans leur pays, qui risquent de disparaître.
Aidée par Lisa et Valentine, Valérie consacre ses week-ends et son temps libre au projet, en parallèle de son activité dans la communication. « L’idée n’est pas de lancer des productions à grande échelle. Je bosse à taille humaine, je fixe les prix de la manière la plus juste possible, de façon à rentrer dans mes frais, et surtout, à rétribuer les artisans à leur juste valeur. Enfin, une grande partie des bénéfices sert à aider Mouhamed et sa famille. »
Demain
Valérie entend toutefois donner de plus en plus d’ampleur à ce projet qui la comble. « À moyen terme, j’ai envie d’aller chercher des tissus et pièces dans d’autres pays. J’ai déjà craqué par exemple pour des bijoux faits à la main par des femmes d’Afrique du Sud. Pour l’heure, je me concentre sur le développement des points de vente ici. »
Où trouver la marque ?
En ligne sur l’e-shop de la marque, en direct dans la boutique Metiss à Jodoigne, et pendant au moins six mois, au Creative market de l’espace Continental, place de Brouckère, « où l’on reçoit aussi sur rendez-vous », précise Valérie.
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