Vendredi soir : du dîner à la fête
On arrive à Paris en fin d’après-midi. Nos valises à peine posées, on file dans le 12e, où l’on a réservé une table chez Facette. Pourquoi choisir entre un bon resto et une soirée animée quand on peut avoir les deux ? Niché sur les quais de Seine, Facette est l’adresse parfaite pour ceux qui aiment voir leur soirée évoluer au fil des heures. On commence par un dîner dans une ambiance conviviale, et dès que les assiettes sont vides, les tables se poussent et la musique monte. Les DJ’s prennent le relais et la fête peut commencer. Pour prolonger l’ambiance, il suffit de traverser la rue et de pousser la porte de Mazette, un lieu de vie ultra-polyvalent où l’on bronze en journée, sur le rooftop du Sommet, avant de se laisser porter par les vibes électros une fois la nuit tombée.
© CAGNARD.STUDIO
L’adresse ? 69 Port de la Rapée, 75012 Paris, facetteleresto.com
Samedi au Louvre
12h30 : Lunch chez Doki Doki
Après une matinée chill (comprenez : on a fait du shopping), on file tester le bar à handrolls Doki Doki. Le genre de concept qui fait vibrer Paris : minimaliste, efficace et terriblement bon. Les handrolls sont préparés sous nos yeux, façon sushi géant enroulé dans une feuille de nori croustillante. L’équilibre est parfait : du poisson ultrafrais, du riz encore tiède et des garnitures qui changent selon l’inspiration du chef. La chaîne possède plusieurs adresses dans la capitale française, dont une – ça tombe bien ! – à deux pas du Louvre…
14h : Le Louvre et ses merveilles
Direction “le plus beau musée du monde” (on n’a pas dit qu’on serait objectives) ,qui accueille une magnifique expo dédiée à la mode. Louvre Couture, objets d’art, objets de mode, ce sont 65 silhouettes et une trentaine de bijoux, sacs, chaussures (essentiellement des Louboutin)… qui ont été intégrées dans le département des objets d’arts du musée. Les pièces, prêtées par les maisons les plus prestigieuses du monde entier, côtoient des chefs-d’œuvre parfois plusieurs fois centenaires. Le plus ? Les silhouettes et accessoires ne sont pas simplement posés là, ils se fondent littéralement dans le décor, répondant à un meuble, un tableau ou une tenture. Il faut préciser que la scénographie a été confiée à une experte du genre : Nathalie Crinière qui, avec son équipe, avait déjà mis en lumière la galerie Dior et le sexpositions du MAD dédiées à Elsa Schiaparelli et Iris Van Herpen. Deux créatrices, parmi d’autres, dont on retrouve d’ailleurs ici certaines créations.
Comptez au moins trois heures pour déambuler parmi les œuvres ,avec (surtout le week-end) des embouteillages devant quelques silhouettes. Comme la robe de bal brodée imaginée par John Galliano pour Dior en 2004, inspirée par l’univers de Sissi et placée ici dans les appartements de Napoléon III, la robe de chevalier de Demna pour Balenciaga (2023) qui côtoie une armure du XVIe, ou encore le tailleur Bambi de Jean-Charles de Castelbajac, installé devant des tapisseries du XVIe représentant… Les Chasses de Maximilien ! Ce ne sont là que quelques exemples parmi d’autres parmi les modèles exposés, tous somptueux. Notre coup de cœur ? La robe de bal de la femme guerrière, signée encore une fois par John Galliano pour Dior, dans l’ancienne salle du Conseil d’État. Nos conseils : suivez bien le plan, disponible à l’entrée, car vous risqueriez de passer à côté de pièces splendides. Réservez en ligne et prévoyez la visite le plus tôt possible. Perso, on a passé quatre heures sur place et encore, c’est parce que le musée fermait ses portes à 18 h. Jusqu’au 21 juillet 2025, louvre.fr
20h : Le poulet frit chez Mosugo
Mosugo, c’est l’adresse branchée du moment. La raison ? Le chef Mory Sacko, rock star de la gastronomie parisienne. Il prouve ici qu’un étoilé Michelin peut aussi aimer la street food. Son poulet frit est une claque : mariné, doré à la perfection et twisté avec des influences cajuns, japonaises ou africaines. On le déguste dans un bun moelleux, un bretzel surprenant ou accompagné d’une gaufre maison pour un mix sucré salé addictif. Petit conseil : le spot est pris d’assaut, mieux vaut réserver ou… croiser les doigts pour une place libre.
L’adresse : 6 rue des Petits Champs, 75002, mosugo.com
Dimanche chic
9h30 : Petit dèj chez Bake and Blend
Thé matcha à la fraise et crookie (cunion d’un croissant et d’un cookie )pour démarrer la journée en douceur dans ce petit coffee shop, adossé à la boulangerie Maison Bergeron.
L’adresse ? 39 avenue Rapp, 75007, instagram.com/bakeandblend_paris
11h : Balade chez Dior
Direction le 8e, où la maison au grand D occupe tout un bloc de bâtiments. Sa galerie, accueille une belle expo dédiée au photographe de mode Peter Lindbergh, dont les clichés sont mis en relation avec les créations de la maison. À quelques mètres de là, la boutique avec son mur de robes blanches, vaut à elle seule le coup d’œil, et s’attabler chez Monsieur Dior, le restaurant de Jean Imbert au premier étage, vaut carrément… le coup de fourchette.
Dior/Lindbergh, jusqu’au 4 mai à la Galerie Dior, 11 rue François 1er ,Monsieur Dior, 30 avenue Montaigne, 75008, dior.com
14h30 : Musée Yves Saint Laurent
Difficile de parler de Paris et de Haute Couture sans penser au grand couturier, à qui un musée est dédié sur l’avenue Marceau. Pour l’heure, ce sont une trentaine de silhouettes – comme toujours, magnifiques jusque dans les moindres détails –, mais aussi des dessins autour de l’univers floral, qui sont exposés. Parmi les modèles présentés, on trouve notamment des robes inspirées par les tableaux de Pierre Bonnar. Ici aussi, pensez à réserver.
Les Fleurs d’Yves Saint Laurent, jusqu’au 4 mai 2025, museeyslparis.com ; 5 avenue Marceau, 75116.
16h : Mode et sport au Palais Galliera
Le Palais Galliera, officiel Musée de la Mode de Paris, accueille la troisième partie d’une intéressante exposition consacrée à La Mode en mouvement, autour du dialogue entre mode et sport. On y suit tant l’évolution des tenues, des matières, des coupes, que celles des droits de la femme. On découvre ainsi comment les changements historiques ont influencé leurs tenues. Installée dans les galeries Gabrielle Chanel, l’exposition se déploie au fil de vitrines montrant là, l’évolution des tenues de cyclisme, là, celles d’équitation, du tennis ou encore, des jeux de plage… Sans oublier toute une allée dédiée aux sports d’hivers avec, entre autres, une tenue de patineuse imaginée par Elsa Schiaparelli, une robe doudoune de Jean Paul Gaultier, et pour la conclure, deux silhouettes colorées du Belge Walter Van Beirendonck. Parmi les quelque 180 tenues présentées, on pointera dans l’entrée, l’armure de la cavalière d’argent, qui chevauchait un cheval métallique lors de la cérémonie d’ouverture des JO de Paris.
Jusqu’au 12 octobre, 10 avenue Pierre 1er de Serbie, 75116 ,palaisgalliera.paris.fr
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